‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 160 sur 468 · Diodore, Xlll · texte numérisé non relu

Diodore, Xlll

8. Saint Cyprien, De mortalitate, 14 (où il décrit les eiïets physiques de la maladie); Ad Demetriamm, 10. Ponlius, Vie de saint Cyprien, 9. Gonf. Monceaux, Histoire littéraire de l'Afrique chrétienne, II, p. 224-5, 303 et suiv. — Le marlyr Marianus, exécuté ù Lambèse, en mai 250, aurait prophétisé, au dire de celui ({Lii raconta sa passion peu de temps après, « varias saeculi pingns..., lueiii.... famem, lerraeque motus et cynomiae venena cruciantia (il s'agit de mouches venimeuses) » : von Gebhardt, Ausgewàhlte Mdrtyreractcn, p. 145.

tine, en o43, fut aussi apportée d'Orient'. Une autre, signalée en 123 avant J.-C, fut provoquée par une terrible invasion de sauterelles; elle s'étendit en Numidie, dans la province romaine et en Cyrénaïque^. Ces contagions désastreuses, comme aussi certains tremblements de terre ^ furent des accidents, qui ne causèrent que des maux passagers.

En somme, l'Afrique du Nord est une contrée où la vio humaine se développe dans des conditions favorables, pour les autochtones aussi bien que pour les immigrants originaires des régions tempérées de l'Europe et de l'Asie; où, d'ordinaire, le climat n'aiïaiblit ni la force physique, ni l'intelligence. Ces qualités doivent se déployer presque partout avec vigueur, carie pays n'est pas une terre bénie qui dispense libéralement ses^ons. Nous verrons qu'une grande partie de ses habitants, non seulement les Carthaginois et les Romains, mais encore beaucoup d'indigènes, ont fait bon usage des ressources qui s'offraient à eux, lorsqu'ils ont été libres de travailler en paix, lorsqu'ils ont su qu'ils tireraient de leur travail un profit équitable.

1. Corippus, Johannide, III, 343 et suiv. Conf. Partsch, édition de Corippus, p. xvi-xvii; Diehl, V Afrique byzantine, p. 339.

Page 1