Doumergue et Poirier, Bull. d'Oran, 1894, p
5. Bull, de la Société algérienne de climatologie , XII, 1876, p. 132-9, 188-196; conf. Gsell, les Monuments antiques de l'Algérie, I, p. 1-2.
6. Grotte Ali Bâcha (qui a servi à des ensevelissements, mais qui, je crois, a été aussi habitée) : Debruge, Assoc. française, Montauban, 1902, II, p. 860-883; le même, Rec. de Constantine, XL, 1906, p. 134-137. Grotte du Fort-Glauzel : Debruge, Assoc. française, Cherbourg, 1903, II, p. 624-G32.
7. Grotte des Ours (couche supérieure) : Debruge, Rec. de Constantine, XLII, 1908, p. 117-148. Grolte du Mouflon : le même, Assoc. française, Lille, 1909, II, p. 813-822 (M. Debru^,G croit qu'elle a été habitée dès l'époque de l'iudustrie paléolithique)
de Gonstantme)', à Brezina (dans l'Atlas saharien, au Sud de Géryville) ^ à Kef el Ahmar et à Kef el Mazoui (près de Tébessa) . Un abri de Redeyef (Sud-Ouest de la Tunisie) offre, au-dessus de couches gétuliennes, un mélange de la même industrie, dans une phase récente de son développement, et d'objets néolithiques sahariens \
Nous avons à peine besoin d'indiquer que le mobilier n'est pas partout le même. Les outils en silex sont naturellement assez rares là où la matière première manquait ou était peu abondante °. Certaines catégories d'instruments sont plus ou moins nombreuses. La taille est plus ou moins soignée. Ces différences peuvent s'expliquer soit par le développement inégal des industries locales, soit par des écarts chronologiques*'. Il est évident, en effet, que cette période de civilisation a été fort longue. A ^en juger par l'épaisseur des débris ^ des grottes ont été habitées, d'une manière continue ou par intermittences, pendant une série de siècles, et il ne faut pas oublier qu'elles ont dû être plusieurs fois vidées, quand les couches de détritus et de cendres devenaient trop encombrantes*.
1. Robert, Rec. de Constantine, XXXIV, 1900, p. 210-2-31; le même, dans Congrès préhistoriques de France, Périgueux, 1903, p. 222-231.
2. Delmas, Assoc. française, Toulouse, 1910, II, 2" partie, p. 367-379."
3. Fouilles de M.Ù. Latapie et Reygasse (voir Bull, de la Société préhistorique française, 29 mars 1912).
4. Gobert, dans l'Anthropologie, XXIII, 1912, p. loo et suiv.
5. Par exemple, dans les régions d'Alger et de Bougie : Flamand, Assoc. française, Ajaccio, 1901, II, p. 731; Debruge, Rec. de Constantine, XL, 1906, p. 128. — M. Flamand (l. c, p. 731-3 et pi. VI) signale, dans une grotte de Mustapha- Supérieur (à Alger), des coquilles fossiles, taillées intentionnellement pour servir, pense-t-il, de pointes, grattoirs, etc., à défaut de silex; il croit ces objets contemporains de l'industrie néolithique.
6. A Oran, l'industrie semble être plus ancienne dans les grottes du Polygone et du Ciel-Ouvert que dans celle des Troglodytes. Les grottes de Saida, du Rio Salado, des Ours (à Constantine) ont été probablement habitées à une épOque plus récente que celles d'Oran : voir Pallary, Instructions, p. 49, et Revue africaine, LI, 1907, p. 273. — Noter que le vidage des grottes encombrées a dû faire disparaître en certains lieux des couches qui se sont conservées ailleurs : Pallary, Assoc. française, Caen, 1894, II, p. 744.
7. A la grotte des Troglodytes, la couche néolithique atteint çà et là 3 mètred'épaisseur : Pallary et Tommasini, l. c./ p. 633.
8- Paliarv et Tommasini, /. c, p. 636-644. Doumergue el Poirier, Bull. d'Oran
Les instruments en pierre dont se servaient les troglodytes étaient le plus souvent façonnés sur place, comme le prouvent les percuteurs, les nuclei, les éclats de fabrication, les pièces restées à l'état d'ébauche. Ces objets sont pour la plupart en silex. Ils représentent une industrie dérivée de celle de la Mouillah et apparentée à l'industrie néolithique ancienne de l'Europe occidentale, surtout du Sud-Est de l'Espagne'. Ce sont des outils petits^, minces, légers, travaillés sur une seule face : lames non retouchées ou à dos retaillé; lames à encoches, plus fréquentes que dans 1' « ibéro-maurusien »'; pointes, les unes non retaillées, les autres retouchées sur tout ou partie de leur pourtour (bouts de flèches, poinçons, perçoirs) ^ ; pointes en bec de perroquet (perçoirs?); burins, dont l'une des extrémités est taillée obliquement en biseau; forets en forme de cône étroit; grattoirs circulaires; scies; grand nombre de silex géométriques, trapéziformes, triangulaires, quadrangulaires (probablement des bouts de flèches) °. Un pédoncule rudimentaire indique parfois que des lames et des grattoirs étaient insérés dans des manches, en os ou en bois''. Des pointes de flèches, à ailerons et pédoncule, taillées sur les deux faces, ne
1894, p. 108. Pallary, Assoc. française, Caen, 1894, II, p. 743. Le même, Instructions, p. 61.
1. Sirel, Assoc. française, Oran, 1888, I, p. 206-7. Pallary et Tommasini, l. c, p. 649. Douraergue et Poirier, L c, p. 126. Pallary, Instructions, p. .3-3, 46, 96.
2. MM. Latapie et Reygasse nous signalent cependant à Kef el Ahmar, près de Tébessa, de grandes lames en silex blond (qui pourraient être des importations sahariennes).
3. Elles ont pu servir, non seulement à polir des os, mais aussi à racler des bois de flèches.
4. Des objets fusiforraes, terminés à chaque e.xtrémité par une pointe, ont été regardés à tort comme des hameçons doubles : Lacoste, Bull. d'Oran, 1911, p. .387 (conf., pour le Sahara, Flamand et Laquière, Revue africaine, L, 1906, p. 223 et flg. 11); contra : Pallary, dans r Anthropologie, XVIII, 1907, p. 142. Ce sont probablement des bouts de flèches.
5. Conf. plus haut, p. 188. Des sile.x semblables ont été retrouvés dans des stations néolithiques d'Europe, d'Egypte et d'Asie : Déchelette, Manuel cCarchéO' logie préhistorique, I, p. 303 et suiv.
6. II y avait dans la grotte de Saida quelques pointes de javelots pédonculées : Doumergue et Poirier. L c. p. 119 et fig. 16.
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se rencontrent que par exception ' ; il est à croire qu'elles étaient fabriquées dans des ateliers éloignés-, peut-être sahariens ^
Le quartzite, le grès, le calcaire ont été employés quelquefois, en même temps que le silex, pour façonner de grossiers outils*.
Les haches polies^ sont assez rares" et généralement petites. Quelques-unes sont faites en grès ou en schiste'', la plupart en ophite, roche verte tirée des gisements triasiques que l'on trouve sur de nombreux points de la Berbérie* et près desquels devaient être établis des ateliers, d'où ces objets étaient exportés dans diverses directions. On distingue deux formes : l'une évasée et assez plate, ressemblant aux types européens; l'autre en boudin, allongée et cylindrique, terminée, du côté opposé au tranchant, par une pointe mousse. Cette seconde forme, propre à l'Afrique du Nord, s'est conservée dans l'industrie néolithique récente, mais souvent avec des dimensions plus grandes.
L'os poli^ est bien plus abondant que dans les abris de
1. Quelques-unes dans les grottes d'Oran : voir, par exemple, Pallary et Tommasini, l. c, p. 639 Deux à Saida : Doumergue et Poirier, l. c, p. 120, flg. 18 et 19. Quatre à Kef el Ahmar : fouilles de MM. Latapie et Reygasse.