‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 177 sur 468 · Saida : Doumergue et Poirier, /. c, p · texte numérisé non relu

Saida : Doumergue et Poirier, /. c, p

5. Grotte du Mouflon, à Constantine : Debruge, Assoc. française, Lille, 1909, II, p. 820-1 et fig. 7 (deux pendeloques perforées, taillées dans des dents de sanglier). — A la grotte des Ours, un os poli, long de 0 m. 18, est percé d'un trou de suspension : Debruge, Bec. de Conslantine, XLII, p. 140-1 et fig. 26. A Bon Zabaouine, des morceaux de bois de cerf sont troués : Robert, ibid., XXXIV, 1900, p. 220 et pL XXI; Congrès préhistoriques, Périgueux, 1905, p. 228 et fig. 5. Ces objets ont pu être des pendeloques.

(j. Oran : Pallary et Tommasini, t. c, p. 042. Saida : Doumergue et Poirier, l. c. p. 124. Constantine : Debruge, L c, p. 14U el fig. 24. 'ùua Zabaouine : Robert, Coiiyis, p. 230.

Les débris de leur nourriture consistent, comme dans les stations antérieures, en morceaux d'oeufs d'autruche, en coquilles de mollusques, en ossements. Les mollusques sont soit des espèces marines (dans les grottes du littoral), surtout des patelles et des moules \ soit des escargots, toujours très abondants'. Les ossements d'animaux ne représentent sans doute pas tous des reliefs de repas humains : des fauves, qui séjournèrent dans des cavernes temporairement abandonnées par les hommes, ont dû y apporter les restes de leurs victimes et y mourir eux-mêmes \ Mais il n'est pas douteux que les troglodytes ne se soient nourris de sangliers, de cerfs, de diverses espèces d'antilopes, de mouflons, de moutons, de chèvres, de bœufs, d'unes, dont ils ont fendu les os longs avec des outils en pierre, pour en extraire la moelle. Nous aurons à examiner au chapitre suivant la question de la domestication de certains de ces animaux*. Le cheval et le chien ne se trouvent que dans les couches les plus récentes.

Presque partout, on recueille des ossements humains, en nombre plus ou moins grand. La plupart, sinon tous, ont appartenu à des individus ensevelis dans les grottes ^ Il n'est pas surprenant que ces os soient confondus avec les débris de cuisine qui constituaient le sol des abris. Cependant on peut s'étonner de les trouver très souvent en désordre. Peut-être ont-ils été bouleversés soit par des animaux fouisseurs, soit surtout par les hommes, lorsque ceux-ci vidaient plus ou moins sommairement leur demeure. Le cannibalisme des troglodytes n'est pas inadmissible ^ mais il n'est pas prouvé.

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