Pallary, Instructions, p. 50; musée d'Alger
3. On trouve de l'obsidienne dans l'île de Pantelleria, en Sardaigne, en Sicile^ sans parler d'autres régions plus éloignées de l'Afrique du Nord : conf. Modestov, Introduction à Vhistoire romaine, p. 36.
4. Abris de la Mouillah. qui ne sont, il est vrai, qu'à une quarantaine de kilomètres de la mer (coquillages ayant servi d'aliments et d'objets de parure) : Barbin, Bull. d'Oran, 1910, p. 83, 87; 1912. p. .396. Grotte de Saida (valve de pétoncle) : Doumergue et Poirier, l. c, p. 125. Station néolithique dans l'.itlas saharien, près d'.Vin Sefra (Murex tranculus perforé) : Flamand, dans VAnthropologie, III, 1892, p. 152; conf. Revue africaine, L, 1906, p. 228-9 et flg. 15. Abri de Redevef, à l'Ouest de Gafsa : Gobert, dans l'Anthropologie, XXIII, 1912, p. 1.55, 163. "
o. Coquilles du Nil, de la mer Rouge et de l'océan Indien : Rabourdiu, Documents Flatters, p. 242, 243; Zaborowski, Revue de VÉcole d'anthropologie, IX, 1899, p. 44; Pallary, dans VHomme préhistorique, IV, 1906, p. 141-3. Cependant il n'est pas toujours possible d'affirmer que ces coquilles aient appartenu aux habitants des stations néolithiques au milieu desquelles on les trouve : conf. Flamand, Assoc. française, Paris, 1900, I, p. 212-3. Les cauris de l'océan Indien sont encore en usage comme monnaies dans toute l'Afrique centrale : conf. Deniker, les Races et les peuples de la terre, p. 324-5. — Une gravure du Sud oranais a paru représenter un cauris (Pomel, Singe et homme, p. 22, pi. II, fig. 6). Mais, à supposer que cette identification soit certaine, s'agit-il d'une gravure préhistorique?
6. Je ne parle pas ici des minéraux non ouvrés qui ont servi à fabriquer de la couleur ou à d'autres usages indéterminés, et qui se rencontrent dans des stations paléolithiques récentes et néolithiques. Morceaux de fer oligiste : Barbin, Bull. d'Oran, 1910, p. 87; Pallary et Tommusini. Assoc. française, Marseille, 1891, II, p. 649; etc. Morceaux de minerai de plomb : Barbin, l. c, 1912, p. 400. Noyau de fer, dans la grotte Ali Bâcha, à Bougie; M. Debruge croit qu'il a servi de percuteur : Rec. de Constnntine, XL. 1906, p. 151. Morceaux de minerais de fer et de ■ cuivre, dans un foyer au-dessus de la grotte du Grand-Rocher, près d'Alger : Bull, de la Société algérienne de climatologie, XII, 1876, p. 154.
quand les leur fit-elle abandonner? Nous n'avons pas de données suffisantes pour répondre à cette double question. A Bougie, une poche de la grotte Ali Bâcha abritait plusieurs centaines de rondelles et de plaquettes quadrangulaires en cuivre : il y avait sans doute en ce lieu un petit atelier de métallurgie*. Mais on ne saurait dire s'il est contemporain du mobilier néolithique rencontré dans la caverne. Non loin de là, au pic des Singes, une station, qui fut habitée par des pêcheurs, contenait des silex taillés, des outils en os poli, des tessons de poteries grossières, et aussi quelques objets en cuivre^ (une pointe, trois hameçons, une tige), ainsi que des débris de colliers, globules de sable aggloméré, revêtus d'émaux de différentes couleurs, dont la fabrication avait lieu sur place. Il en était de même des instruments en cuivre : on a recueilli des scories auxquelles adhérait encore du charbon ^ Il est probable que nous sommes ici en présence d'un établissement de date récente : un indice permet de supposer qu'à cette époque le fer était en usage dans le pays*. Ailleurs, dans un abri sous roche de la Kabylie occidentale, un hameçon en fer a été trouvé avec des outils grossiers en pierre taillée, une hache néolithique et quelques fragments de poteries ^
Dans d'autres contrées méditerranéennes, le fer paraît avoir
1. Debruge, Rec. de Constantine, XL, 1906, p. 142-3 et planche: conf. Assoc. française, Montauban, 1902, II, p. 876; V Homme préhistorique, IV, 1906, p. 275-7.
2. Des fragments de cuivre ont été également trouvés au Grand-Abri, à Bougie, avec des outils grossiers en silex, calcaire, quartzite, des débris de poteries, un poinçon en os, etc. : Debruge, Rec. de Constantine, XXXVII, 1903,
3. Debruge, Rec. de Constantine, XXXIX, 1905, p. 72 et suiv. Pour les objets eii cuivre, voir p. 97-99; pour les perles émaillées, Debruge, dans l'Homme préhistorique, III, 1903, p. 71-73.
4. A cinquante mètres de là, on a découvert des foyers, avec des vases contenant des cendres, et aussi avec d'autres objets qui se retrouvent dans la station, Entre deux foyers, mais à un niveau inférieur, il y avait une lame de fer : Debruge, Rec. de Constantine, XXXIX, p. 113.
5. Abri de la Cascade, près de Bordj Ménaïel : Viré, Assoc. française, Bordeaux, 1805, II, p. 875; Rec. de Constantine, XXXII, 1898, p. 9.
été connu vers la fin du second millénaire avant J.-C, ou vers le début du premier millénaire; auparavant s'était écoulée une longue période, dite âge du bronze, précédée elle-même, au moins dans certaines régions', d'une époque où l'on se servit de cuivre pur : celle-ci se confond avec les derniers temps de l'industrie néolithique. Les choses se passèrent-elles ainsi dans l'Afrique du Nord? Sans vouloir oublier les lacunes de nos connaissances, nous serions plutôt disposé à le nier^ Il semble bien que le cuivre et le bronze aient été très peu répandus parmi les indigènes, ou ignorés d'eux, avant l'époque où ils commencèrent à faire usage du fer'.
Chez des populations voisines du littoral, des objets en métal durent être introduits par des étrangers, surtout par les marchands des colonies maritimes phéniciennes qui furent fondées à partir de la fin du second millénaire \ Ensuite, la métallurgie
1. Espagne, Sicile, Italie, pour ne parler que des pays voisins de la Berbérie.