‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 200 sur 468 · Coupul, l. c, p · texte numérisé non relu

Coupul, l. c, p

dentale S mais il n'est pas moins certain que des animaux offrant cette particularité ont vécu en Berbérie dès les époques punique et romaine^. On peut du reste se demander s'il convient de faire une race à part des moutons qui possèdent ce réservoir de graisse.

La race « berbère » serait autochtone, ou du moins extrêmement ancienne. Parmi les moutons dits arabes, la race à tête blanche aurait été introduite par les Bomains, la race à tête brune par les Arabes, qui l'auraient amenée de Syrie. La première serait la souche des fameux mérinos d'Espagne; mais, en Berbérie, elle se serait abâtardie ^ Ce ne sont là que des hypothèses, très contestables.

Nous mentionnerons encore des moutons de race soudanaise, qui vivent au Sud de la Berbérie, dans le Sahara. Ils ont le crâne étroit, le chanfrein busqué, les pattes hautes et fines; leur corps est couvert, non d'une toison, mais de poils analogues à ceux des chèvres*.

Les chèvres indigènes actuelles sont en général de très petite taille, avec des poils longs et noirs et des cornes dirigées en arrière; elles donnent peu de lait. Cette race est propre au continent africain, où elle a une grande extension, depuis l'Abyssinie jusqu'à l'Atlantique \

1. Voir, entre autres, Hérodote, III, 113. Conf. Haha, die Haustiere and ihre Beziehungen zur Wirtschaft der Menschen, p. 159; C. Relier, Naturgeschichte der Haustiere, p. 156.

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