‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 239 sur 468 · Supra, p · texte numérisé non relu

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2. Conf. Déchelette, I, p. 470; Cartailhac, les Grottes de Grimaldi, Archéologie, II, p. 303 et suiv.

3. Le desordre des ossements peut, nous l'avons vu, s'interpréter autrement. L'hypothèse du décharnement expliquerait cependant certains faits (à supposer qu'ils aient été bien observés). Dans une grotte de Khenchela, Jullien (Matériaux, XIII, p. 46) a découvert un grand nombre d'ossements humains, d'ordinaire brisés et pêle-mêle, immédiatement au-dessous d'un amas de grosses pierres. Dans la grotte Ali Bâcha, M. Debruge croit avoir trouvé deux crânes emboîtes l'un dans l'autre et bourrés d'ossements divers, qui auraient appartenu à plusieurs individus [Assoc. française, Montauban, 1902, II, p. 870).

4. Doumergue, Assoc. française, Nantes, 1898, II, p. 580 ; « C'était plutôt un lieu de sépulture qu'un lieu d'habitation. Je crois y avoir relevé des preuves d'incinération méthodique. »

5. Dans la grotte du Mouflon, à Conslantiue, M. Debruge a trouvé, au sommet de la couche néolithique, un squelette dont, dit-il, « le corps avait été replié sur lui-même, car tous les ossements se trouvaient amoncelés dans un espace relativement restreint » : Assoc. française, Lille, 1909, II, p. 822.

l'expliquer lorsque nous décrirons les sépultures indigènes de la période historique'.

Nous différons en effet l'étude des tombes en pierres sèches, désignées sous les noms de tumulus, bazinas, dolmens, chouchets, qui sont répandues par milliers dans l'Afrique septentrionale et qui se distinguent nettement des sépultures phéniciennes et romaines. Que les types de ces tombeaux remontent à une antiquité reculée, comme les rites funéraires qu'on y rencontre, nous le croyons sans peine : certains d'entre eux offrent des ressemblances qui ne peuvent pas être fortuites aA^ec des monuments élevés, au troisième et au second millénaire avant J.-C, dans l'Ouest de l'Europe et dans les pays riverains de la Méditerranée occidentale. Mais, dans l'état actuel de nos connaissances, toutes les sépultures africaines en pierres sèches que l'on peut dater appartiennent aux siècles qui j| ont immédiatement précédé et suivi l'ère chrétienne.

1. Notons dès maintenant que les postures varient. Tantôt, comme à Lalla Marnia, les jambes sont simplement pliées, le reste du corps étant étendu. Tantôt les genoux sont ramenés vers la poitrine, le mort ayant été soit couché sur le flanc, soit assis sur les talons. En même temps que les jambes, les bras ont souvent été repliés.

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