Pline, Y, 10 : « ... in ora Aethiopas Daralitas
9. Livre V, 43 : « ... Aethiopum gentes Nigritae a quo dictum est flumine, gymnetes Pharusii, iam oceanum attingenles quos in Mauretaniae fine dixiinus Perorsi. » D'après la tournure de la phrase, les mois iam oceanum attingenles se rapportent à Perorsi, et non aux peuples indiqués auparavant (conf. Schweder, dans Philologiis, XLVII, 1888, p. 038). Le terme grec gymnetes paraît être une épilhète de Pharusii : Vivien de Saint-Martin, le Nord de V Afrique, p. 138-9. — Pour les Perorsi qualifiés d'Éthiopiens, voir encore Pline, V, 16, et VI, 193.
10. Livre V, 10 : « (promunturium) Surrentium, postea flumeu Salsum, ullraquod Aelhiopas Perorsos, quorum a tergo Pliarusios. »
rusi'i (du grec 4>apo'ja-!,o!,) et Perorsi ne sont que deux transcriptions d'un même nom africain'. L'énumération de Pline allant de l'Est à l'Ouest, les Nigritae habitaient plus loin vers l'Orient, — nous verrons tout à l'heure qu'ils devaient s'étendre jusqu'à l'oued Djedi, au Sud des provinces d'Alger et de Constantine, — et Mêla doit se tromper- quand il affirme qu'ils atteignaient la côte ^ Strabon, qui mentionne également les Pharusiens et les Nigrites^, dit qu'ils habitent au-dessus [au delà] des Maurusiens, dans le voisinage des Ethiopiens occidentaux, dont il les distingue ^ Il indique, probablement d'après le Périple d'Ophellas^ que leur pays est éloigné de trente journées de marche de la ville de Lixus^ Si l'on admet que le chiffre est exact, on doit chercher ces deux peuples dans l'extrême Sud du Maroc, vers l'oued Draa, et sans doute aussi plus à l'Est, dans les régions de l'oued Ziz, de l'oued Guir, de l'oued Zousfana. Nous ne savons rien de précis sur les Ethiopiens occidentaux contre lesquels Bogud,roi de Maurétanie, fit une expédition* : il est à croire qu'ils n'étaient pas très éloignés des états de ce prince. Des Ethiopiens, voisins du royaume maurétanien
1. Pline (V, 46) qualifie les Pharusii de « quondam Persae » : ce qui s'e.xpli([ue par un jeu de moLs supposant le nom intermédiaire Perorsi. Ailleurs (V, IG), Pline indique, probablement d'après le général Suétonius Paulinus, que le peuple éthiopien des Perorsi se trouvait non loin du fleuve Ger, c'est-à-dire sans doule de l'oued Guir, par conséquent dans la région où il conviendrait de chercher les Pharusii. — Strabon (voir plus loin) et Mêla (I, 22; III, 103) ne connaissent que les <ï>apo-jT'.o'., Pharusii (Mêla paraît les placer sur le littoral). Comme Pline, Ptolémée mentionne à la fois les IIÉpopcroc et les i'xpo-JT'.os. (dans la Libye intérieure).