Conf. Bernard et Ficheur, l. c, p
LE CLIMAT DE L'âFKIQUE DU NORD DANS L'ANTIQUITÉ. 51
la chaîne du Tessala; 0 m. 453 à Sétif, derrière le massif des Babors (où la moyenne dépasse un mètre); 0 m. 269 à Bou Saada, dans la dépression du Hodna, bordée au Nord par un cercle de hautes montagnes; 0 m. 450 environ dans l'Enfida, derrière la chaîne Zeugitane; moins encore à Kairouan (0 m. 364'). Au Sud du Maroc, immédiatement en arrière du rempart énorme de l'Atlas, le ciel est serein presque toute l'année dans la région de l'oued Sous et sur la lisière septentrionale du Sahara. Laghouat et Biskra, situées au pied méridional de l'Atlas saharien, ne reçoivent que 0 m. 187 et 0 m. 170 de pluie.
Ainsi, existence d'une saison presque entièrement sèche pendant quatre mois au moins (la durée de cette saison varie suivant les pays); quelquefois, sécheresse presque absolue pendant toute l'année; fréquemment, au cours de la saison humide, insuffisance et mauvaise répartition des pluies, périodes de sécheresses prolongées; régime torrentiel des chutes; évaporation abondante et rapide; distribution fort inégale des pluies sur les régions hautes ou basses, accidentées ou plates qui s'enchevêtrent souvent dans un grand désordre : tels sont les caractères principaux du climat actuel de l'Afrique septentrionale.
Quel était le climat de cette contrée dans l'antiquité?
Depuis l'apparition de l'homme (les historiens n'ont pas à remonter plus haut), il s'est assurément modifié. A l'époque pleistocène ou quaternaire, pendant la période à laquelle appartiennent les plus anciens outils de pierre trouvés en Afrique, il devait être, d'une manière générale, plus chaud et plus humide