IV, 191. Conf. sapra, p
5. Dans le manuscrit de la Chronique de saint Hippolyte (Bauer, Chronik des Hippolytos, p. 102) sont mentionnés en Afrique des Ma/.o-^ay.oi. N'y cherchons pas des descendants des Mashaouasha. C'est simplement un nom estropié (sans doute depuis fort longtemps, car l'auteur d'une des versions latines et celui do la Chronique pascale l'ont lu ainsi). Il s'agit des Baguâtes, peuple maurétanieu, comme l'indique une autre version latine (Bauer, p. 103 : « Bàccuales »).
6. M. Maspero, qui identifie les Mashaouasha avec les M7.^J£;, ajout.» (III, p. 552) : « Une de ces révolutions fréquentes au désert avait chassé ceux-ci (les Mashaouasha) de leurs territoires au voisinage de la vallée et les avait transportés fort loin à l'Occident, sur les bords du fleuve Triton. » Conf. Meltzer, I, p. 64.
7. II est surprenant qu'on ait voulu retrouver un fond de vérité historique dans un plat roman de Denys de Milet (Dionysios Scytobrachion), analysé par
Nous n'insisterons pas sur les indications très diverses données par les écrivains arabes au sujet de migrations qui auraient peuplé l'Afrique du Nord dans des temps très reculés'. C'est bien à tort que Movers les a prises au sérieux- : elles n'ont aucune valeur historique. Tous ces auteurs font venir les Berbères de l'Asie occidentale, qui était alors le centre du monde pour les musulmans et qu'ils regardaient comme le berceau de l'humanité. Parfois, ils s'inspirent de traditions dont la source lointaine est la série de généalogies énumérées dans le chapitre x de la Genèse ^ Les uns, par dédain, rattachent les Berbères à la postérité de Cham le Maudit et les font venir des pays syriens. Les autres attribuent à ce peuple, ou tout au moins à certaines tribus puissantes, l'origine que les musulmans considéraient comme la plus noble ^ : ils en font des Arabes, des frères de race du Prophète.
Les savants modernes ont présenté bien des hypothèses sur les peuples qui seraient venus s'établir en Afrique, ou qui en seraient sortis. Nous avons indiqué la plupart d'entre elles et montré combien elles sont fragiles. Il faut les écarter, comme les légendes anciennes. Il faut se résigner à ignorer les événe-
Diodore de Sicile (III, 53-35) : Myrina, reine d'une nation d'Amazones à l'extrémité occidentale de la Libye, près de l'Océan, après divers exploits dans celle contrée, se dirige vers l'Orient, traverse l'Egypte, l'Arabie, la Syrie. l'Asie Mineure, où elle finit par être tuée par des ïhraces et des Scythes.
1. Voir l'exposé d'Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, trad. de Slane, I, p. 17:3-183 (et aussi III, p. 180-183). Conf. de Slane, ibid., IV, p. 563 et suiv. ; Fournel, les Berbers, I, p. 33-3i, 36-40; Basset, Nédromah et les Traras, p. xiii, n. 2.