Voir encore Lucien, Dipsad
point du littoral de l'Atlantique qui paraît répondre à la Saguia el Hamra, entre les caps Juby et Bojador, le Carthaginois Hannon remonta un grand fleuve, émissaire d'un vaste lac; celui-ci communiquait avec un autre grand fleuve, plein de crocodiles et d'hippopotames*. Ces indications, sur lesquelles nous reviendrons^, montrent que, vers le v^ siècle avant notre ère, la région de la Saguia el Hamra offrait un aspect bien différent de celui qu'elle présente aujourd'hui. Mais d'autres textes prouvent aussi que le littoral de l'Océan, au Sud du 3Iaroc, était déjà un désert ^ On doit chercher à expliquer par des causes particulières l'existence des fleuves et du lac mentionnés par Hannon; on ne doit pas conclure de ses assertions que le Sahara, dans son ensemble, ait joui d'un climat beaucoup plus humide que de nos jours. Nous venons de citer les auteurs qui attestent le contraire.
Il est pourtant probable qu'on le traversait plus facilement. Si nous sommes très mal renseignés sur les relations que l'Afrique septentrionale a eues dans l'antiquité avec le Soudan, ce n'est pas une raison pour les nier \ Dès l'époque carthaginoise, des caravanes franchirent le Sahara ^ Plus tard, vers la fin du premier siècle de notre ère, des troupes, conduites par des officiers romains et accompagnées par des Garamantes,