V, 35. Voir plus haut, p
i. Isola di S. Anlioco. Au Nord-Ouest de cette île s'en trouve une autre, l'isola di S. Pietro, dont nous connaissons le nom phénicien, Enosim : voir Corpus inscr. sem., I, n° 139).
0. Voir Movers, II, 2, p. 357-8, 371-3; Meltzer, 1, p. 34; PeiTOl, Histoire de l'Art,
III, p. 233-4; E. Meyer, II, p. 144; Patroni, Monumenti dei Lincei, XIV, p. 255. — Les preuves manquent, car on ne peut guère regarder comme un témoignage historique l'indication do Claudien, qui prétend que Caralis fut fondée par Tyr {De bello Gildonico, 520-1 : « Tyrio fundata potenti... Caralis »). Mêla (II, 123) prétend que Caralis et Sulci sont les villes les plus anciennes de la Sardaigne; il ne dit pas qui les a fondées. Selon Pausanias (X, 17, 5), Nora aurait été la plus antique cité de l'île, mais elle aurait été fondée par des Espagnols (conf. Solin,
IV, 1). — D'autre part, Pausanias (X, 17, 9) affirme que Caralis et Sulci furent fondées par les Carthaginois. Ceux-ci ne firent peut-être qu'infuser une vie nouvelle à de vieilles villes phéniciennes (Movers, p. 338; contra : von Duhn. dans Strena Helbigiana, p. 60). Sur une inscription trouvée à Nora {Corpus inscr. scm., I, n° 144), l'écriture, comme le font remarquer les auteurs du Corpus (p. 192), n'a pas un aspect carthaginois et paraît plutôt se rattacher, par une filiation lointaine, à un type de la Phénicie propre.
qu'Acholla, sur le littoral oriental de la Tunisie, passait pour avoir été fondée par les Mélitains.
L'île de Pantelleria, dont les côtes abruptes offrent cependant un petit havre au Nord-Ouest S paraît être restée officiellement indépendante de Carthage jusqu'au m'' siècle avant notre ère^ Peut-être jouissait-elle de cette condition privilégiée parce qu'elle était une vieille colonie phénicienne ^ Le nom d'Iranim qui lui fut donné est phénicien*, comme aussi, probablement, son autre nom, Gossura*.
yp.rs 1p. Héhnt du v siècle. Carthage était la première puissajLce maritime et commerçante de la Méditerranée occidentale : en droit ou en fait, elle commandait aux autres cités phéniciennes, échelonnées sur les rivages de cette mer. Comment sa grandeur s'était-elle édifiée? Nous l'ignorons presque entièrement. Mais nous pouvons en entrevoir les causes.
1. Tissot, Géographie, I, 235. Mayr, Roinische Mitlheilnngen des archàol. Instituts, XIII, 1898, p. 369, 381. Orsi, Monumenti dei Lincei, IX, p. 505.
2. Les fastes triomphaux romains mentionaent deux triomphes céléhrés, pendant la première guerre punique, « de Cossurensibus et Poeneis » : Corpus inscr. lat., I, 2° édit., p. 4" (année .500). Si Cossura n'avait été alors qu'une simple colonie de Carthage, elle n'aurait probablement pas été mentionnée à part.
3. Conf. Movers, II, 2, p. 361-, Mayr, Ftôm. Mitth., l. c, p. 395-6; Mowat, Revue numismatique, 1907, p. 49.
4. Monnaies à légende punique : Mayr, die antiken MUnzen der Insein Malta, Gozo und Pantelleria (1895), p. 24; Mowat, l. c, p. 44. Corpus inscr. sem., I,-a° 265. Le sens est peut-être « île des Victoires » : Mayr, l. c, p. 27.
5. Monnaies à légende latine : Mayr, L c, p. 25; Mowat, l. c, p. 53 et suiv. On trouve dans les auteurs les orthogr.iphes Koirupoç (Périple de .'^cylax, 111, dans Geogr. gr. min., I, p. 89), Kôffo-upo; (Polybe, III, 96, 13), lvor77o-jpo; (Strabon, XVII, 3, 16). Kôarro-jçto. (Strabon, II, 5, 19, et VI, 2, 11), Cosyra, Cossyra, Cosura, Cossura (voir Forbiger, Handbuchdcr alten Géographie, III, 2' édit., p. 543, n. 53). M. Mowat (l. c, p. 45-46) croit que ce nom est apparenté au mot arabe ksar (plur. ksour); il aurait désigné primitivement l'acropole qui dominait le port (sur celte acropole, voir Orsi, L c, p. .504 et suiv.). Mayr {Insel Malta, p. 27) se demande si le nom n'est pas libyque.
La principale fut la nécessité, pour les Phéniciens de l'Ouest, de résister à l'invasion hellénique.
L'Odyssée nous montre le roi d'Ithaque errant dans divers parages de l'Occident. Peut-être, comme le croyait StrabonS des renseignements géographiques d'origine phénicienne ontils été mis en œuvre dans le poème homérique-; il n'en est pas moins vrai que la curiosité des Grecs se tournait alors vers ces régions lointaines et stimulait leurs ambitions.
Dès la seconde moitié du viii' siècle, des Chalcidiens, des Corinthiens, des Mégariens avaient fondé, sur la côte orientale de la Sicile et sur le détroit de Messine, Naxos, Syracuse, Catane, Leontinoi, Megara Hyblœa, Zancle, Rhégion. Au siècle suivant, Himère, Gela et Sélinonte s'élevèrent sur les côtes septentrionale et méridionale. Puis Agrigente fut fondée ^ Bientôt après, vers 580, Pentathlos de Cnide vint débarquer au cap Lilybée, à l'Ouest de l'île, avec des Cnidiens et des Rhodiens, et il y construisit une ville*. L'Italie du Sud se couvrait aussi de colonies et devenait là Grande Grèce; l'Italie centrale était inondée de produits grecs.
Des colons venus de Théra s'établissaient, vers 640, sur le littoral de la région qui s'appela plus tard la Cyrénaïque, au Nord-Est du golfe des Syrtes, dont les rives occidentale et méridionale étaient déjà occupées par les Phéniciens. Quelques années après", ils fondaient Cyrène.
Des Phocéens fondèrent, vers 600, près de l'extrémité de la grande voie commerciale du Rhône, la ville de Massalia, Mar-