Jullian, Histoire de la Gaule, I, p. 201 et suiv
2. La cote orientale d'Espagne a pu être fréquentée dès le viii" siècle par des Grecs d'Asie Mineure. Ce furent eux, peut-être, qui introduisirent dans la péninsule un style géométrique curviligne, dégénérescence du mycénien, qu'on retrouve sur les poteries ibériques : Pottier, Journal des Savants, 190.5, p. .583-4. — La date des colonies grecques de cette cùte est incertaine : vers la fin du vii= siècle, selon Clerc, Revue des études anciennes, VII, 1903, p. 331; dans la première moitié du vi" siècle, selon Jullian, ibid., V, 1903, p. 320-2 (conf. Histoire, I, p. 216); au vi" siècle, selon Meltzer, I, p. loi, 481, et selon Th. Reinacli, Revue des études grecques, XI, 1898, p. 53. D'autres croient qu'il s'agit de colonies de Marseille, fondées seulement au v° siècle : voir, par exemple, Atenstadt, dans Leipziger Studien, XIY, 1891, p. 36-57.
3. Strabon, III, 4, 2 (d'après Artémidore ou Posidonius) : tr^ Maivâ/.-/) ..., r,v 'jGTâTrjV -rwv 4>o-/.aY-Acôv tîÔàîwv Tifroç Ôvue'. y.ctixsvr^v iïip£tAr|Ç!X(JiEV. Pseudo-Scymnus (d'après Éphore) la qualifie de marseillaise (146-7, dans Geogr. gr. min., I, p. 200) : MaTo-aXtojTcy.ri TtoX'.; èîTiv lyf^i, Maivàxï-, 7.aXo'j(j.î'vïi. Ce lieu est aussi mentionné par Etienne de Byzance (s. v. Mâxr,) : Maivâx-r,, Kôâtixy) tzôIiz, ce qui parait signifier simplement ville d'Espagne, selon la façon de parler d'Éphore.
4. Festus Aviénus (Ora, 426-7) dit que Menace est un ancien nom de Malacha : ce qui est peut-^tre une addition au vieux Périple qu'Aviénus reproduit. Unger (Pliiiologus, IV" Supplementband, 1884, p. 236) et Jullian (Rev. et. anc, V, p. 321, n. 3) sont disposés à croire que cette identilication est exacte. Strabon (L c), qui la connaît, la déclare erronée et affirme que Maiviitri était plus éloignée du détroit que Mâ>,axa.