‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 359 sur 468 · Hérodote, I, 163. Conf. Appien, Iber · texte numérisé non relu

Hérodote, I, 163. Conf. Appien, Iber

GsELL. — Afrique du Nord. I 27

Ce furent aussi des Phocéens qui fondèrent, vers 360, Alalia (Aleria), sur la côte orientale de la Corse, à portée de l'Étrurie ^ A plusieurs reprises, des Grecs songèrent à prendre pied dans l'île voisine de Sardaigne -. Au vu' siècle, après la seconde guerre de Messénie, les Messéniens vaincus eurent des velléités de s'y réfugier^; vers 543, Bias de Priène conseilla aux Ioniens de s'y rendre en masse, pour échapper à la domination des Perses \

De tous côtés, le monde hellénique se déversait sur l'Occident. L'oracle de Delphes, puissance politique autant que religieuse, qui dominait la foule des cités autonomes et souvent hostiles, indiquait aux émigrants le but à -atteindre et faisait d'eux les exécuteurs de la volonté divine °. • Rien ne prouve, nous l'avons dit ^ qu'en C)'^rénaïque, en Gaule, en Corse, dans l'Italie méridionale, les nouveaux venus se soient heurtés à des Phéniciens : dans ces régions, l'absence de rivaux facilita sans doute leurs entreprises. D'autre part, les Grecs ne se dirigèrent pas vers les côtes africaines situées entre les Syrtes et le détroit de Gibraltar, le long desquelles les Phéniciens avaient des établissements importants. Cependant il est impossible d'admettre qu'il y ait eu entre les deux peuples une entente pour le partage de l'Occident. Partout où des circonstances favorables leur promettaient le succès, les Grecs accouraient, sans égard pour leurs devanciers. Si ce que Thucydide affirme est exact, ils les contraignirent à abandonner leurs

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