‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 384 sur 468 · XI · texte numérisé non relu

XI

0. PolviEnus (I, 27, 2) donne une autre version de la mort d'Hamilcar. Mais sou ciért parait bien être un simple conte.

en apprenant la mort de leur général. Cent cinquante mille ennemis auraient été massacrés. D'autres, qui s'étaient retirés dans un lieu fortifié, se rendirent parce qu'ils manquaient d'eau'. Les alliés se partagèrent les prisonniers. En outre, les Agrigentins capturèrent sur leur territoire un grand nombre de fuyards. Ces esclaves échurent soit à la cité d'Agrigente, qui les employa à des travaux publics, soit à des particuliers, qui leur firent cultiver les champs : certains citoyens en possédèrent jusqu'à cinq cents ^. D'autres fuyards avaient pu gagner vingt vaisseaux, qui étaient restés au mouillage. Mais la tempête coula ces bâtiments et il ne revint à Carthage qu'une barque, montée par quelques hommes \ Tel est le récit que Diodore nous a laissé de la fameuse bataille d'Himère : il est permis de douter qu'il soit exact dans tous ses détails.

On prétendit que cette victoire avait été remportée le même jour que celle de Salamine*. Quelques années après, en 474 , les Syracusains la complétaient en détruisant la flotte étrusque dans les eaux de Cumes et en sauvant ainsi les Grecs de Campanie^ En Occident comme en Orient, l'hellénisme triomphait des plus terribles assauts qu'il ait eu à subir. Sur le butin pris aux Carthaginois, Gélon fit des offrandes à Delphes^ et à Olympie'; Simonide ^ Eschyle %

1 Diodore, XI, 22.

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