Ora
Ultra has columnas, propter Europae latus, Vicos et urbis incolae Carthaginis Tenuere quondam.
Mûllenhoff (I, p. 200) croit que ce passage a été emprunté àEuctcmon d'Athènes, contemporain de Périclès; mais il ne le prouve pas (voir Unger, Philologus, IV" Supplementband, p. 232, n. 40). — Aviénus (l. c, 309 et suiv.) dit aussi que les Carthaginois ont occupé Erythia, l'île de Léon, qui portait Gadès.
8. Une tradition gaditaine prétendait que les Phéniciens, avant de fonder Gadès, pensèrent à s'établir dans une île d'Héraclès, voisine d'Onoba, entre les embouchures du Guadalquivir et de la Guadiana (Slrabon, III, 5. 5). Peut-être y
La domination punique s'étendit-elle à l'intérieur des terres? Des indications de Justin et de Polybe pourraient le faire croire. L'abréviateur de Trogue-Pompée dit qu'après avoir secouru Gadès, menacée par des peuples voisins, les Carthaginois ajoutèrent à leur empire une partie de la province', c'est-à-dire, semble-t-il, du pays qu'occupaient les agresseurs. Polybe - affirme qu'au début de la première guerre contre Rome, ils étaient maîtres de beaucoup de parties de l'Ibérie. Mais, à part ces textes, qui, comme on le voit, sont assez vagues, nous n'avons aucune preuve de l'existence d'un territoire punique en Espagne, avant la seconde moitié du iii^ siècle ^ Ce fut Hamilcar Barca qui entreprit résolument la conquête de la péninsule, au delà des côtes.
Nous ne savons rien sur les relations que les Carthaginois purent entretenir, à la fin du vif siècle et pendant la plus grande partie du sixième, avec les Grecs qui s'étaient établis en Cyrénaïque. Ceux-ci ne paraissent pas avoir supplanté des Phéniciens dans cette contrée* : Carthage n'avait donc pas de pressantes raisons de les combattre.
Mais leurs ambitions se portèrent plus loin vers l'Ouest. Hérodote" parle d'une prédiction qui aurait été faite à Jason et à ses compagnons : cent villes grecques devaient s'élever autour
avait-il là un établissemeat phénicien d'époque ancienne (il existait des gise ments d'argent très importants au Nord d'Onoba).
1. Te.xte cité p. 443, n. .3. Justin ajoute : ■< Postea quoque hortantibus primae expeditionis auspiciis, Harailcarem imperatorera... ad occupandam provinciam misère. >•
2. I, 10, 0 : -zffi 'lÇr,piaç 'jTi/iXoa no'ù.x [AÉpr, 7r£7:otT|ij.svo'j;.
3. Conf. Meltzer, II, p. 103-4. Il fait remarquer qu'avant les conquêtes des Barcides, les Ibères qui servirent dans les armées carthaginoises sont toujours indiqués comme des mercenaires.