Tissot, p
3. Les détails donnés par Hannon prouvent qu'elle était sans profondeur; conf. Mer, p. 27.
4. Robiou, apud Mer, p. 126. Kan. Neumann, Nordafrika nach Herodot, p. 7a. illing, p. 14 et suiv.
EXPÉDITIONS SUR LES COTES DE L'OCÉâN. 483
Il est impossible de déterminer les emplacements des cinq colonies d'Hannon', d'autant plus que le Périple n'indique pas le temps qui fut employé pour atteindre ces différents lieux et pour aller de la dernière colonie, Arambys, au fleuve Lixos. Deux sites, cependant, offraient des avantages qui ne durent pas échapper aux Carthaginois. A Mogador, ils trouvaient ce que les Phéniciens recherchaient pour leurs établissements maritimes : une pointe, voisine d'une île qui formait un abri (d'ailleurs médiocre) contre les vents du large et qui pouvait servir de jefuge en cas d'attaque des indigènes. Ge fut peut-être là que s'éleva, à une journée et demie du cap Soloeis", la ville qui est appelée Kapixôv lelyoq^ dans notre texte grec*. Agadir est un port passable, protégé des vents du Nord et de l'Est, dans un pays agricole et minier. Ce nom, qui signifie lieu clos, est d'origine phénicienne ^ : peut-être a-t-il été en usage dès l'époque punique, en même temps qu'une autre dénomination ^
Selon quelques savants, Hannon n'aurait fait que relever dans ces parages d'antiques colonies phéniciennes'. Cela n'est
1. Voir dans Fischer, p. 16, n. 3, les diverses identifications qui ont été proposées. — Les élymologies phéniciennes que Bochart a données des noms de ces villes (notes de l'édition Mùller, p. 4-5) sont plus que douteuses (voir aussi Quatremère, Journal des Savants, 1837, p. 238-9).