De sollertia animalium
9. Monnaies de Juba V : Miiller, Numismatique de l'ancienne Afrique, III, p. 43; de Juba II : ibid., p. 103, 108; Revue numismatique, 1908, pi. XIII, fig. 26. — Les monnaies d'argent publiées par Miiller, III, p. 17 et 34, paraissent avoir été frappées par les Carthaginois en Espagne; elles ne doivent donc pas être citées ici.
10. L'exemple le plus ancien est, je crois, une monnaie d'Agathocle : voir Lexihon der Mythologie de Roscher, s. v. Libye, p. 2039.
11. Claudien, De consulatu Stilichonis, II, 256; De belle Gildonico, 137-8. Doublet et Gauckler, Musée de Constantine, p. 41-42. Etc. — Il faut remarquer qu'Alexandrie personnifiée porte parfois la même coiffure. Pourtant, l'éléphant avait disparu de l'Egypte depuis des siècles. Cet attribut a peut-être été donné à Alexandrie parce qu'elle formait le trait d'union entre l'Afrique du Nord, l'Ethiopie orientale et l'Inde, les trois contrées où les anciens connaissaient des éléphants.
éléphants asiatiques de Pyrrhus, connurent les africains lors des guerres puniques. Ils apprirent le nom que leur donnaient les indigènes' et les Carthaginois^, kaisar (ou quelque forme voisine).
Les éléphants africains, disent les auteurs, étaient plus petits et moins vigoureux que les indiens'. Des images, d'ailleurs imparfaites, nous montrent qu'ils avaient des défenses plus longues et surtout des oreilles plus larges, disposées en éventail*, particularités qui se retrouvent dans l'espèce africaine actuelle {Elephas capensis)^. Quoique la question soit obscure, on peut admettre qu'ils descendaient de V Elephas africanus^ , distinct deV Elephas atlanticus et qui a survécu à ce dernier ^
Parmi les textes qui nous font connaître l'existence des éléphants, la plupart n'apprennent rien de précis sur leur répartition géographique. Quelques-uns, cependant, nous donnent
1. Spartien, Aelias, 11, 8 : « Caesarem... ab elephanto, qui lingua Maurorum caesai (sic) dicitur. »
2. Servius, In Aeneid., 1, 286 : « elephantem, qui caesa (sic) dicitur lingua Poenorurn. » Ce nom paraît se retrouver sur des inscriptions puniques de Garthage : Corpus inscriptionuin serai ticarum, Pars I, n°' 336, 589 (Kaisar). Conf. Clermont- Ganneau, Recueil d'archéologie orientale, I, p. 230-4.
3. Pline, YIIl, 27. Tite-Live, XXXVll, 39, 13. Diodore, II, 16 et 35. Strabon, XV, 1, 45.
4. Monnaies reproduites dans Tissot, 1, p. 30a; voir aussi Revue numismatique, 1908, pi. XUI, lig. 26; Babeloo, Monnaies de la République romaine, 1, p. 203-5, n" 14, 17-20; p. 273-3, n"' 38-43; p. 278, n" 47; II, p. 10, n° 9. Stèle punique de Carthage : Corpus inscriptionum semiticarurn, Pars I, n° 182, pi. XLV. Mosaïque d'Oudna : Bull, archéologique du Comité, 1906, pi. I, fig. 2. Mosaïque de Yéies : Comptes rendus de rAcadémie des Inscriptions, 1899, pi. à la p. 670. — On ne retrouve cependant pas ces grandes oreilles sur les deux images d'éléphants du pont de Conslantine : Deiamare, Exploration scientifique de l'Algérie, Archéologie, pi. 118, fig. 1 (conf. Tissot, I, p. 373, fig. 42). Je ne connais pas les bas-reliefs du théâtre de Medeina, qui représentent, comme à Constautine, deux éléphants affrontés : Bull, archéol. du Comité, 1897, p. 423.
5. Pourtant les éléphants de la Berbérie étaient de plus petite taille que les africains actuels, puisque ceux-ci sont plus grands que les indiens. Ils paraissent avoir été faciles à dresser, tandis que le dressage des éléphants modernes d'Afrique offre des difficultés, qui, du reste, ne semblent pas insurmontables (voir Bourdarie, Association française pour l'avancement des sciences, Saint-Etienne, 1897, 11, p. 564 et-suiv.).
0. Sur cette espèce, voir Pomel, Éléphants quaternaires ^Alger, 1893), p. 20 et sui\.