‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 73 sur 468 · Johannide, III · texte numérisé non relu

Johannide, III

Ceu glaucam veniens grando destringit olivam, Arboris excutiens concusso venice fructus; Tum pariter praeceps ad terram pondère nimbi Et tener excatitur, quassatus grandine, famus.

Conf. ibid., II, 216 et suiv.; VIII, 313 el suiv. — Voir aussi Actes des martyrs d'Abiline, 3 {dans Ruinart, Acta primorum martyrum, Paris, 1689, p. 410).

6. Fronlin (De controversiis agrorura, dans Gromaiici veleres, p. 47) parle des inondations (« inundalio camporum >•) qui modifient l'aspect des champs en Afrique.

7. Bull, archéologique du Comité, 1908, p. ccxliii (inscription de la région du Mornag, au Sud de Tunis) : « lemplum vi flumiuis ereptum. » Ibid., ISO'J, p. CLXXXI (inscription de Tigzirt) : « ... cuius voragine semper atlrila slu]nl pecora. »

8. C. /. L., VIII, 10298-9, 10302, 10304, 10308-9, 10315, 10320, 10323, 22371-3, 22379 (bornes milliaires de la roule de Girla à Rusicade) : « viam imbribus et velustate conlapsam cum pontibus restiluit. » Ibid., 22397, 22399; Procès-verbaux de la Commission de VAJ'rique du Nord, mars 1912, p. xvi (bornes de la région de Djemila, entre Constantine et Sétif) : « vias torrentibus exhaustas. »

9. XXVII, 5 : « Africa qua seplemtriouem palitur aquario larga. » Conf. Strabon, XVII, 3, 10.

bien arrosée. » Cette eau était-elle plus abondante qu'aujourd'hui? Les documents dont ne us disposons ne le prouvent pas. Nous avons déjà noté que, le plus souvent, on trouve encore des sources auprès des agglomérations antiques.

L'Océan recevait le Sububus, « fleuve magnifique et navigable », dit Pline ^ C'est l'oued Sebou, qui est encore navigable sur une cinquantaine de kilomètres en toute saison, et bien plus haut en hiver ^ A l'Est du détroit de Gibraltar, la disposition des montagnes du Tell empêche la formation de fleiives aussi importants ^ Quelques rivières du Nord du Maroc sont cependant indiquées comme navigables par Pline *^ : le Tamuda, le Laud, la Malvane; ce sont l'oued Martil, l'oued Laou, la Moulouia^ Si le mot « navigable » veut dire que, pendant une partie de l'année, ces oueds peuvent être remontés par des barques jusqu'à une certaine distance de leur embouchure, l'assertion est encore vraie. Dans le Nord de l'Algérie et de la Tunisie, on rencontre quelques ruines de ponts romains^; ils n'ont pas été construits pour traverser des lits plus larges, que les lits actuels, qui, il faut le dire, sont rarement remplis. Ce qui est plus digne de remarque, c'est le nombre assez peu élevé de ces ponts, dans un pays qui était sillonné par beaucoup de routes. Sur bien des points, le tracé des voies n'est pas douteux : on constate qu'elles franchissaient des rivières sur lesquelles il ne reste aucune trace de pont. On peut supposer que ces cours d'eau se passaient sur des bacs ou des ponts de bateaux, mai?

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