Enarr. in psalm. GXLVIIL
quoique en grande quantité. » Le climat étant humide sur le littoral et sec en Gétulie, les grains se conservaient beaucoup mieux chez les Gétules.
Après avoir dit que la côte est fertile entre les caps Métagonion et Tréton, Strabon^ ajoute qu'au-dessus, sauf quelques parties cultivées, appartenant aux Gétules ■^ on ne trouve qu'une suite de montagnes et de déserts jusqu'aux Syrtes. Le géographe grec mentionne bien un pays de marais et de lacs, que les Pharusiens, indigènes du Sud du Maroc, traversent pour aller de chez eux jusqu'à Girta (Gonstantine) ^ Mais ces lacs existent encore, au milieu des steppes du Maroc oriental et de l'Algérie centrale; ils s'appellent chott Gharbi, chott Ghergui, les deux Zahrès. Ge sont, nous l'avons dit*, des bas-fonds, humides en hiver, desséchés en été, s'allongeant dans un pays stérile; les indigènes dont parle Strabon voyagent en emportant des outres pleines d'eau, qu'ils attachent sous le ventre de leurs chevaux. Nous n'avons aucune preuve que ces chotts aient été plus étendus dans l'antiquité que de nos jours. Au contraire, on constate l'existence de ruines romaines à El Khadra, au bord du chott Ghergui ^ G'est le seul point des steppes que les maîtres du Tell aient occupé, pour garder un passage de nomades. Ils ne se soucièrent pas d'annexer à leur empire de grandes plaines arides.
Au Sud-Ouest de la province de Goustantine, il y a aussi des ruines antiques à la lisière des terres couvertes par le chott el Hodna pendant la saison d'hiver ^ Il est vrai que, dans le bassin de ce chott et autour des sebkhas ou lacs dont nous