‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 91 sur 468 · Nat. anim., XVII · texte numérisé non relu

Nat. anim., XVII

6. Apud Pline, VIII, 47. On connaît l'usage que Flaubert a fait de cette indication dans .Salammbô.

7. Sur la chasse aux lions et les manières dont ou les capturait en Afrique, voir Lucain, IV, 683-6; Pline, VIII, 34; Oppien, Cyneg., IV, 77 et suiv. ; Glaudien, Cons. Stilich., III, 339-3il ; ainsi que des mosaïques : Gauckler, Invent. Tunisie,

rent un des fléaux du pays '. Nous trouvons cependant quelques mentions de lions apprivoisés^.

Les panthères, qui commencent à devenir rares dans l'Afrique du Nord, y étaient fort nombreuses autrefois ^ Les auteurs les appellent TrapoaAc'.ç*, Jpa?'rf^^ pantherae^, leopardP. Les mots -apoàXe!.? et j)0''>'di ont dû servir aussi à désigner les guépards, qui, plus petits que les panthères, ont à peu près la même robe*. Le terme africanae^ d^ pu s'appliquer, non seulement aux panthères, mais aussi à d'autres félins (guépards, servals, caracals), et peut-être aux hyènes*". Plusieurs textes" et des mosaïques'^ nous renseignent sur la chasse à la panthère. Les pardi

n"' 607, 672, 753; de Pachtere, Invenl. Algérie, n°' io {= Mélanges de J'École de Rome, XXXI, 1911, p. 337, pi. XIX-XX), 316, 422.

1. Une ordonnance de l'année 414 {Code Théodosien, XV, 11, 1) permit aux particuliers de tuer les lions (la chasse au lion était un droit régalien).

2. Élien, Nat. anim., V, 39; Pline, VIII, 35; Plutarque, Praecepta gerendae rei publicae, III, 9 (Moralia, Didot, II, p. 976); Maxime de Tyr, Dissert., II, 3 (Didot, p. o). Silius Italicus, XVI, 235 et suiv. Élien, /. c, III, 1. Saint Augustin, De Genesi ad Ulteram, VII, 10, 15; Contra epistolam Funéimenti, XXXIV, 38.

3. Elles sont fréquemment représentées sur les mosaïques africaines. Voir en particulier Gauckler, Invent. Tunisie, n.° 122 (= Gauckler, Gouvet et Hannezo, Musée de Sousse, pi. I, fig. 2); de Pachtere, Invent. Algérie, n° 450 (au musée d'Alger).

4. Polybe, XII, 3, 5. Strabon, XVII, 3, 4 et 7. Élien, Nat. anim., V, 54 et XIII, 10. — Aux second et troisième siècles de notre ère, des colons d'un domaine impérial, situé à l'Ouest de Sétif, s'appelaient Pardalarii, ou Pardalarienses : C. I. L., VIII, 8425, 8426.

5. Pline, VlU, 41-43; VIII, 63; X, 202. Pardus était le nom du mâle.

6. Pline, VIII, 62-63; XXXVI, 40. Tite-Live, XXXIX, 22. Des auteurs regardaient les pardi et \g?> pantherae comme deux espèces différentes : Pline, VIII, 63. — Les 7tâv'jr,pE; qu'Hérodote (IV, 192) signale chez les Libyens nomades sont peut-être, non des léopards, ou panthères, mais d'autres félins (des guépards?) : l'auteur du Traité de la chasse, attribué à Xénophon (XI, 1), énuraère à la fois (avec les lions, les lynx, les ours) les TtaoSiAsiç et les uâvôrjpEc.

7. A ma connaissance, ce nom apparaît pour la première fois, en latin, dans un écrit africain du début du troisième siècle, la Passion de sainte Perpétue (chap. XIX et xxi). Conf. Histoire Auguste, Probus, XIX, 7.

8. Voir Trouessart, dans Causeries scientifiques de la Société zoologique de France, l, 1905, p. 384, flg. 9.

10. Conf. Friedlànder, l. c., II, p. 350 et 490 (5" édition).

11. Oppien, Cyneg., IV, 320 et suiv. (il prétend que des Africains prennent les panthères en les enivrant). Élien, Nat. anim., XIlI, 10.

12. Be Pachtere, Invent. Algérie, n°' 45 {= Mélanges de V École de Rome, XXXI, 1911, pi. XIX-XX), 443, 450: Gauckler, Invcnt. Tunisie, n" 672. Conf. une peinture d'Henchir ïina : Bull, archéologique du Comité, 1910, p. 92.

FAUNE ET FLORE DE L'AFRIQUE DU NORD. Ij3

apprivoisés, qu un poète africain nous montre chassant avec des chiensS étaient sans doute des guépards, qui, de nos jours encore, sont dressés par les Arabes à forcer la gazelle.

On doit reconnaître le caracal dans le lynx qu'Élien^ signale chez les Maures : animal qui ressemble, dit-il, à la panthère, avec des poils à l'extrémité des oreilles' et qui est excellent sauteur*.

Diodore de SicileS racontant une expédition faite à l'intérieur des terres par des Grecs, à la fin du iv^ siècle avant J.-C, parle d'une haute chaîne de montagnes, longue de deux cents stades (37 kilomètres), qui était pleine de chats; aucun oiseau n'y faisait son nid, à cause de l'inimitié qui existe entre ces animaux. Il s'agit soit du chat ganté, espèce répandue dans toute la Berbérie*, soit peut-être du serval, appelé vulgairement chat-tigre africaine

L'hyène * et le renard' sont mentionnés. C'est sans doute le chacal qu'Hérodote*" indique chez les Libyens nomades sous le

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