Le même, p
8. Delattre, Les tombeaux puniques de Carthage, p. 38. Cette image se faisait aussi en os ou en ivoire : M. Imiùq., I, p. 243, pi. .\XX1V, (Ig. 29; Itoinau, Islas pYlhiusiis, pl. XII, flg. 8.
y. Delattre, Sécrop. de Saint-Louis, p. 09. Gauckler, pl. L.X.X.VVl.
GSELL, IV. 7
se modifia guère. Elle resta fermée aux influences grecques : les ouvriers n'avaient cure de renouveler leur répertoire; les acheteurs ne voulaient pas qu'on changeât la forme des amulettes qui avaient protégé leurs pères. Toutefois, les objets en terre vernissée sont moins abondants dans les tombes récentes'. Ils commençaient à passer de mode.
De petits masques, revêtus d'émaux de diverses couleurs, et non pasd'une glaçure monochrome, représententdes personnages d'un aspect caricatural, pour la plupart barbus, avec de gros yeux ronds à fleur de tête et des nez crochus; ils servaient de pendeloques de colliers, aux iv°-ii* siècles ^ Mais ce n'étaient sans doute pas des produits carthaginois; ils devaient être faits en Egypte, d'oii le commerce les répandait en Occident, comme en Orient'.
C'est aussi à l'industrie égyptienne qu'il faut rendre d'élégantes fioles en verre opaque foncé, incrusté de filets, chevrons, barbes de plume, bandes ondulées de couleur claire. La fabrication dura des siècles, jusque vers le début de notre ère*. Quelques-uns de ces flacons ont été trouvés à Carthage^ à Collo", à Gouraya% en Sardaigne*, à Ibiça'. Il y a longtemps
1. Merlia et Drappier, Ard el-Kheraïb, p. 18, a. o; Anziani, apud Gauckler, p. XLii. Ils soal assez rares aussi hors de Carthage, dans les tombes postérieures au IV' siècle.
2. M. Lcwig., I, p. 235-6, pi. XXXIII, flg. 1 ; p. 252-3, pi. XXXV. M. Alaoui, Suppl., pi. GV. Merlin et Drappier, p. 17. Gauckler, p. 107, 197 (tombe 415), 212 (t. 450). ÎEn Sardaigne : Perrol, 111, pi. X (à la page 825); Taramclli, Mon. dci Lincei, XXI, p. 153-4, fig. 57, 38. — Outre ces masques, on trouve à Carthage des pendeloques multicolores, représentant des oiseaux (le corps entier, ou seulement la tète et le cou), des lûtes de bélier : musées Lavigerie et Alaoui. Elles étaient probablement fabriquées dans les mêmes ateliers que les mascjucs.
3. Voir de Bissing, Rev. archéoL, 1008, 1, p. 216; de Ridder, Collection de. Clercq VI, p. 273; Décheletfce, Manuel, 11, p. 1317-9; Mon. dci Lincei, XXII, pi. XC.
4. Pour l'origine égyptienne de ces petits vases, voir, entre autres, de Ridder, l. c, VI, p. 123 et suiv. ; Déchelctte, l.c, 11, p. 791. On constate des influences grecques dans la l'orme de certains d'entre eux.
5. M. Lavig., I, p. 183, pi. XXVI, flg. 6. Gauckler, pi. CXXIII, CXLVII.
6. Doublet et Gauckler, Musée de Conslanline, p. 113, pi. XIII. flg. 6. llélo, Bull, archéol. du Comité, 1895, p. 335.