Merlin et Drappier, l. c, p. 18. Gauckicr
4. Naturelleim-nt, l'ns avait moins de valeur. Il se trouve plus frcMiuemmcnt que l'ivoire dans les sépultures pauvres : couf. Gauckler, p. 107.
5. Voir aussi Appien, Lib., 4S : après la bataille d(! Zama, les Homaius auraient trouvé dans le fam|) d'ilannibal de l'ivoirtî travaillé. Gonl. ibid., 23.
0. l'our l'existence de l'éléphant en Berbérie à cette eitoque, voir t. I, [>. 74- Sl ; t. Il, p. I0i-H2. L'ivoire était cherché plus loin encore par les marchands phéniciens; au iv' siècle, ils en embaniuaient sur la cùle du Sahara : Périple de .«^cylax, 112.
7. Que les .Méditerranéens recevaient non seulement du .Nord-Ouest de rAfri(|ue, mais encore de la vallée su[iérii.'ure du .Nil, cl, depuis .\le.\andrc. de l'Inde.
S. .Montelius, La rivitisalion iiriinil'u'c en llalie. Deuxième jiartie. pi. 22."i, llg. 7 : seau de Ghiusi, attribue par llelbi^^ Perrot, .M. .Marlha {L'arl <• usuue. p. 304) à une fabririue carlha^-inoise. ('■olliguiui, Monumcnls Piul, IX, l'JU2, p. 5-13 et pi. I. Marlha, /. c, p. 300, llg. 200.
«. .Moulelius, /. c, pi. 300, flg. 3-6.
prouve qu'elles soient sorties d'ateliers carthaginois. Nous en dirons autant des peignes et des plaques à godet qu'au vif siècle, le commerce apportait, avec des poteries certainement phéniciennes, à des Espagnols de la vallée du Guadalquivir*. Ils sont décorés d'animaux, de personnages, de motifs ornementaux, gravures qui furent sans doute exécutées par des Phéniciens, qui pourtant témoignent d'influences grecques^. Il est permis de supposer qu'ils provenaient d'ateliers orientaux (chypriotes?) et qu'ils avaient été vendus par l'intermédiaire de marchands de Gadès, ou bien que des artisans avaient émigré d'Orient pour s'établir dans cette ville. Des peignes ^ un manche d'éventail ou de miroir*, offrant des gravures analogues, ont été recueillis à Carthage, où ils furent peut-être fabriqués. On y. voit la palmette phénicienne, on y constate ce mélange d'éléments égyptiens et assyriens qui est un trait caractéristique de l'art phénicien. Deux manches sculptés, qui sont du même temps, représentent une femme coiffée à l'égyptienne, vêtue d'une longue robe, les mains portées aux seins ^ : s'ilsepeutqueces objets soient carthaginois, le motif est oriental*. Des coffrets en bois, à garniture d'ivoire ou d'os, étaient très fréquemment déposés dans les tombes : il convient d'admettre l'existence d'ateliers locaux. Les garnitures consistaient tantôt en des séries de cabochons, tantôt en des plaquettes,
1. Dans la réj^ion de Carmnna : Bonsor, Rev. arcliM., 1899, II, p. iri:î-,'), fl». U-20; p. 2424, fi-. 42-47; p. 250-1, flg. .^1-56; p. 280-290, flp;. 102-1.15 (rouf. Revisla de archivos, IV, 1900, fip;. aux p. 341-9). A Osiuia : Knpel ot Paris, Nouvelles Archives des missions, XIII, 1904, p. 480-4, pi. XXXIX.
2. Gomme le remarque M. Heuzey, G. r. Acad. [nscr., 1900, p. 18.
3. A Douimès : M. Lavig., I, p. 191-2, pi. XXVIII, f\g. 2. A Dermèche : Houzey. l. c, p. 16-17, flg. à la p. 17; M. Alaoui, Suppl., p. 361, n" 273, pi. CVI (conf. fîauckler, p. 516); Gauckler. pi. CXLIIl, flp;. 1. Sur la colline de Juuon : Merliu, Bull, des Antiquaires de France, 1917, p. 109-110.