Conf. t. II, p
5. TimiM! (iiiiid Diodon;, V, 17, 4, et Pseudo-Arislole, De inirab. auscull., SS. 0, .Slrabou, III, 5, 1.
allaitant, selon Tinit'-o. jusqu'à donner ((ualre ou cinq hommes pour une femme'. Nous ne savons rien sur la nature des marchandises importées dans l'intérieur de la Sardai^ne, dans la ^ Sicile occidentale-, chez les peuples indépendants de l'Kspagne, auxquels Carthage demanda des mercenaires depuis \v déhut du v" siècle', et chez ceux que les conquêtes d'Amikar Harca et de ses successeurs assujettirent, pendant un petit nombre d'années, à sa domination.
Les monnaies puniques ne manquent ni en Tunisie, ni dans l'Algérie orientale. Mais on ne doit pas oublier qu'elles avaient encore cours, dans les provinces romaines d'Afrique, au second siècle de notre ère*. Ces monnaies semblent avoir circulé en assez grande abondance en Sardaigne ^ où elles durent se répandre surtout au temps où Carthage était maîtresse d'une bonne partie de l'île. Klles ne sont pas rares dans le Sud et l'Est de l'Espagne, mais il est très probable que la plupart d'entre elles, du moins les pièces d'argent, furent frappées dans la péninsule même, sous la dictature des Barcides *.
Ce n'était pas seulement des îles Baléares que les Carthaginois emmenaient des esclaves, pour s'en servir eux-mêmes, — ils en avaient beaucoup ^ — ou pour les revendre à l'étranger,
1. TiiMce apud Pseudo-Aristote, /. c, où il est question d'échanges avec des mnichauds. Variante dans Diodore (V, 17, 3), oii nous lisons (|ui' les Baléares rachètent leurs femmes contre trois ou (]uatre hommes, ([uand elles tombent aux mains des pirates. Timce ajjule (|ue les insulaires qui serveuldans les armées carthaf^inoises ne rapportent pas leur solde chez eux, mais l'emploient & acheter du vin et des femmes.
2. Pour des importations possibles de vin d'.Vfrique à Séliuonte et à Kryx, voir supra, p. 20-27.
.3. Voir t. Il, p. 3(57. A Villaricos, dans un cimetière du iv" siècle oii Ir mobilier est en bonne partie puni({ue, la plupart des morts sont prrîbablemeut des indipein's (t. 1. p. 4471. Mais ce lieu maritime était un comptoir carthaginois autant qu'un bourfT espaffind : voir infra, p. I3f). '