Pline l'Ancien, XIX, 20. Oonf. t. II, p
des vêtements et des cuirs. Les laines très fines d'Ibiça' devaient être rechercliées par les tis.seran(ls puniques. A Carthage, on apportait aussi de la pourpre, des défenses d'éléphants, des œufs et probablement des j)lumes d'autruches, des peaux d'animaux sauvages: toutes choses qui se trouvaient en Berbérie. Des jiierrt's précieuses, escarboucles et grenats, étaient recueillies chez les Masaesyles'et les Nasamons^ : les Grecs les appelaient pierres carthaginoises, du nom de la ville où ils les achetaient'.
Pour les céréales récoltées sur le territoire libyque et en Sardaigne. les prélèvements de l'Etat rédui.saient beaucoup le rôle des négociants en grains ^ Les salaisons que l'on préj>arait dans les stations de pèche africaines et espagnoles donnaient lieu à un trafic assez importante
.Matières premières et, dans une mesure beaucoup moindre, denrées alimentaires, tels étaient les produits tirés par les Carthaginois de leur domaine colonial. L'industrie qui s'était faiblement développée dans quelques villes côtières faisaitappoint, et non concurrence aux importations de la capitale ; elle ne répondait qu'à des besoins locaux ou régionaux, sauf les belles étoffes de .Malte, dont la renommée s'étendait au loin ' et que l'aristocratie punique appréciait certainement. La présence d'un vase esj)agnol dans une tombe creusée au iiT siècle près de Hordj Djedid" ne suffit pas j)our faire admettre que Carthage se soit largement approvisionnée de cette céramique barbare'.