Voir t. I, p
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même de ses colonies. Mais ils n'y ont laissé que des traces insij^niliantes ou incertaines. Quelques vases, fort communs, exhumés à Marseille, ont un aspect phénicien". A Ampurias, au pied des l*yrénées, ce sont des objets peu nombreux et sans valeur, poteries et amulettes en faïence égyptienne (si on les a bien trouvés en ce lieu)^; à Monaco, des monnaies puniques ^ qui pourraient y avoir été introduites après le milieu du n' siècle. Une célèbre inscription*, — tarif de sacrifices, — exhumée sous la cathédrale de Marseille, a été {j^ravée à Carthage% et il n'est pas vraisemblable qu'elle ait pris place dans un temple qu'auraient élevé des métèques carthaginois, domiciliés dans la colonie phocéenne*; cette pierre africaine a pu servir, nous ne savons quand, de lest à quelque vaisseau et être abandonnée sur la côte de Provence'. Une autre inscription punique-, épita[)he d'une prêtresse, est sortie de terre, il y a quelques années, à Avignon : mais il n'cstpas interdit de croire qu'on i'avaitapportéede Tunisie très peu de temps auparavant '. En Etrurie, dans le Latium, en Campanie, des tombes, appartenant pour la j)lupart au viii" siècle et à la première moitié du VII' '", contenaient des objets de style oriental, qui avaient été
1. Clerc (et Pollicr), Revue historique de Provence, I, llIOl, p. 2(57-9.