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8. Merlin. Huit, arclu'ol. du Comité, 11)07. p. ccxL; de Hray, Bull, de la Soc. archéoL de Sousse. V. I!t07. p. 104; Blanchet. Hev. numismali(nie, 1H07, p. .ISa. Monnaie» plus réccnles de la Sicile orientale, dans des lombes de Carthage : (iauckler et l<ai)elon, Hull. arclu'ol. du Comité, 1900, p. cxxx, c.i.xv-vi: Uelattre, Nécrufi. puniiiur .V Saint-l.onis, p. 79; le même, C. r. Acad. /«scr... 1901, p. 599; l^s grands iurcuiihuijcs antltruijuïdes, p. 'M.
Cependant, en Sicile pas plus qu'en Italie, les importations carthaginoises ne sont attestées par des découvertes archéologiques. Des scarabées, des amulettes et de petits vases en faïence égyptienne, des verroteries, que renfermaient des tombes des viii^-vii* siècles, à Syracuse et à Mégara Hyblaea *, sont apparemment des produits phéniciens^; mais cela ne prouve pas qu'ils soient venus d'Afrique. Plus tard, aux ivMii* siècles, des jarres de type phénicien^ dont l'une est munie d'une estampille offrant l'image punique dite signe de Tanit, furent introduites à Syracuse ^ à Camarine *^, à Gela ^; elles devaient contenir du vin, de l'huile ou des fruits ''. Elles ont pu être apportées soit de Malte ^ soit de Ca^thage^
Il est vraisemblable que, pendant longtemps, les Carthaginois eurent peu de relations directes avec les Grecs de la Méditerranée orientale : nous verrons que les vases attiques des vi^-v" siècles sont très rares dans les sépultures puniques. Au iv" siècle, des marchands de Carthage fréquentaient les villes de la Grèce. Alexis et Ménandre firent représenter à Athènes des comédies intitulées « le Carthaginois », et c'est une pièce grecque, portant le même titre, qui a servi de modèle au Poenulus " : Plante y met en scène un Hannon, qui vient en
1. Orsi, Not. dcgli scavi, 1893, p. 469 (et flg.), 472, 480, 481; ibid., 1893, p. IIG, 145 (flg. 25), 147 (flg. 29), 154, 177-8; Mon. dei Lincei, I, p. 808-9, 937-8. Furl\v;ingler, Die antiken Geminen, III, p. 75. Plusieurs de ces menus objets ont été trouvés aussi à Gela : Orsi, Mon. dci Lincei, XYII, p. 201 (flg. 157), 207-8 (flg. 163). On en a même recueilli dans des cimetières indigènes de la Sicile orientale.
2. Pourtant, parmi les scarabées et autres objets en terre émaillée, les plus récents pourraient provenir d'ateliers grecs, établis à Naucratis : conf. supra, p. 146, n. 5, et Orsi, Not. dcqli scavi, 1893, p. 495, n. 1 ; 1895, p. 116.