Conf. ibid., p. 420, n
3. Diodore, XVII, 41, 1. et 46. 4. Qninlr-Curcp. IV. 3, 20. Justin, XI, 10, 14.
4. L'ex-voto C. /. S., I, 313'.». rncnlioaiie peut-être un Tyrieu.
."$. C. l. S., .308. — Sur un certain nombre d'inscriptions, trouvées à Cnrllini^e (C. /. S., 26y-2a3, 2998). à Sousse (/?»•/). <Vép. sàm., II. 906), à Cngliari {Journ. asiat., 1917. II. j>. 6). se trouve l'expression 'S fJON, qui m- rapporte à des hommes, et aussi à des femmes (C. /. S., 281). On In Iraduit d'ordinaire : « homme de Sidon ». Selon M. Lidzbarski (llandhurh der norihcniitischcn Epujraphik, p. 134, n. 4), cela sipnillerait : • qui (est) de Sidon •. .M. Dnssaud (Bull, arclu'ol. du Comité, 1914, p. 339) propose une explication toute dilTérente. .M. Chabot {Journ. asiat.. l. c, p. 19-20) croit que le sens primitif esl bien Sidonim. mais qu'il s'ajrit dansées inscripliitns d'un sens dérivé : affranchi; de même, dans deux textes néo|)uniqucs, où des pens sont dits • le T.DN -. « le ÇYDN •.
7. Ibid., 1225. Pour la stèle qui porte celte inscription, voir infra, p. 469, u. 2.
compagnons à Didon des Chypriotes'; il se peut qu'il y ait là une parcelle de vérité, enveloppée dans un récit fabuleux-. Des ex-voto indiquent aussi la présence de gens d'Aïranim^ (Pantelleria), d'Aïbousim* (Ibiça), et peut-être d'une des deux Hippones" (Bizerte et Bùne) : les colonies de l'Occident dont Cartilage était la suzeraine ou la fondatrice restaient en union étroite avec elle^
A ces éléments phéniciens, dont on ne saurait apprécier l'importance numérique et qui, certainement, n'étaient pas tous très purs, bien d'autres éléments se mêlèrent'. Des indigènes vinrent s'employer dans la nouvelle Tyr, qui avait besoin de leur main-d'œuvre ^ Les esclaves, amenés de partout, étaient, nous le savons, fort nombreux ^ Des pays d'outre-mer, Sicile, Italie, Grèce, arrivaient des marchands, des agents commerciaux et sans doute des artisans.
Entre ces hommes de races, de conditions, de mœurs très diverses, la fusion était malaisée. Cependant, autant qu'on en peut juger, elle se fît dans une assez large mesure. Malgré leur orgueil, les Carthaginois n'avaient pas le préjugé du sang. Le