Hufira, p
nité » et une suite de lettres appartenant à un alphabet grec, mais qui, en grec, n'offrent aucun sens '■ : peut-être s'agit-il de quelque langue de l'Italie ". Sur un objet en ivoire, datant de la même époque, se lit une inscription étrusque, qui mentionne Carthage', où elle fut vraisemblablement gravée. Les commerçants étrusques, romains et du Sud de la péninsule italique ne devaient pas être rares dans la cité africaine : les garanties qui y étaient accordées aux Romains et à leurs alliés sont, on l'a vu, indiquées dans les traités recueillis par Polybe*. Des textes signalent des Italiens à Carthage en 149, à l'époque où éclata la troisième guerre punique; le peuple les massacra^. La plupart d'entre eux étaient sans doute des marchands, comme ceux qui, un siècle plus tôt, contribuèrent au ravitaillement de la ville, bloquée par les mercenaires ®. Un nom que nous lisons sur une stèle pourrait être latin'.
Dans cette population mélangée, les types des visages devaient différer beaucoup. Les monuments antiques ne nous permettent pas de les étudier, les images des morts sculptées sur des sarcophages, des coffrets et des stèles n'étant pas de fidèles portraits \ Peut-être des figures gravées sur quelques sceaux de bagues représentent-elles les possesseurs de ces objets ^ ;