‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 214 sur 553 · Voir infra, p · texte numérisé non relu

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GSELL, IV. 13

Strabon * dit que, par sa belle ordonnance, la ville pouvait être comparée à Rhodes, à Marseille, à Cyzique. Si les hautes maisons qui bordaient ies rues étroites des vieux quartiers étaient sans doute des bâtisses fort vulgaires-, la noblesse devait habiter de confortables demeures, peut-être au milieu des jardins de Mégara, région calme et salub^e^ Dans les campagnes environnantes, elle avait des villas dont la richesse étonna les compagnons d'Agathocle et de Régulus\ A Carthagène, la nouvelle Carthage qu'il fonda en Espagne, Asdrubal fit élever un magnifique palais, digne d'un monarque ^

De tout cela, il ne reste rien. Le hasard nous a conservé le nom d'un architecte, auteur d'un double sanctuaire consacré à Astarté et à Tanit du Libanon : ce nom est phénicien**. Le célèbre mausolée de Dougga' date probablement d'une époque voisine de la destruction de Carthage ^ Il était muni d'une inscription bilingue, libyque et phénicienne, indiquantlesnoms, empruntés à ces deux langues, de ceux qui l'avaient construit; l'ornementation est gréco-punique '" ; l'ensemble, formé de trois

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