‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 221 sur 553 · C. l. S.. I."i71 [voir note précédente · texte numérisé non relu

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8. Gazelle arckéol., 1884. pl. 7 i— Perrol, III, p. 4til. (Iir. 337).

aOO MŒURS ET CROYANCES.

Mais ces colonnes égyptisantes sont des exceptions. Au contraire, des colonnes ou des pilastres de style grec ont été très souvent figurés sur les stèles carthaginoises, dont la plupart semblent dater des ivMi* siècles. Nous avons même quelques pièces originales.

On appelle éolique (ou proto-ionique) un chapiteau qui offre deux volutes, indépendantes l'une de l'autre, dressées comme des crosses et se tournant le dos. De l'angle de la volute, se détache fréquemment un petit appendice, palmette ou bouton de lotus'. Si les archéologues discutent sur la nature des éléments végétaux qui ont constitué ce chapiteau grec, ils reconnaissent en général qu'il se rattache à l'art égyptien. Au vii^ siècle, nous le trouvons en Troade et dans l'île de Lesbos "^ Nous le trouvons aussi dans l'île de Chypre \ et ce fut de là, sans doute, qu'il passa en Asie, par la Phénicie*. En Etrurie, il dut être introduit par les Grecs ^ Il se peut que Carthage l'ait reçu, non pas d'eux, mais des Phéniciens de Chypre ou de la Phénicie propret Représenté sur de nombreux ex-voto de Carthage', il

1. Quelquefois, un ou même deux autres boutons ou palmettes accostent la volute, en haut.

2. Voir, entre autres, Perrot et Chipiez, VII, p. 018 et suiv. ; Mendel, Musées oilomans, Catal. des sculptures, II, p. 28 et suiv.

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