Supra, p. S
compatriotes : Philinos d'Agrigente, auteur d'une histoire de la première guerre punique, où il prenait fait et cause pour les ennemis de Rome*; Sosylos et Silénos, compagnons et historiographes d'HaanibaP. i\ ces noms, il faut peut-être ajouter celui de Charon de Garthage, qui écrivit, selon Suidas', des Vies d'hommes et de femmes célèbres, ainsi qu'une histoire des tyrans d'Europe et d'Asie; on a proposé de lui attribuer, en outre, des Libyques, des Ethiopiques et un Périple au delà des Colonnes d'Héraclès, que Suidas énumère parmi les œuvres de Charon de Lampsaque*. Nous ne savons pas, il est vrai, quand il vécut, si sa patrie fut la Garthage punique, ou la Garthage romaine".
Il y aurait même eu dans la ville africaine des gens adonnés à la philosophie. On mentionne des pythagoriciens, grecs d'origine, à en juger par leurs noms^ Mais c'est par erreur que des textes qualifient de Carthaginois le platonicien Xénocrate'' et le stoïcien Hérillos* : ces deux philosophes étaient, en réalité, de Ghalcédoine^ Quant au néo-académicien Asdrubal-Glitomaque *°, né à Garthage, probablement d'un père grec, il vint à Athènes étant encore illettré, à l'âge de vingt-quatre ans : c'est du moins ce qu'affirment des notices biographiques qui le concernent", tandis que, selon une autre indication,