Plularque, C. Gracchus, 11. Solui, X.Wll, il
2o6 MŒURS ET CROYANCES.
V Enéide de Virgile, Junon est la protectrice de la ville, dont elle fait son séjour favori'; Didon s'est empressée de lui élever un sanctuaire grand et magnifique'. Cicéron ^ et Horace* parlent d'une Junon, très vénérée des Africains, qui est la même déesse : les Africains, comme l'indique Servius^ l'ont reçue d'Orient.
Dans l'île de Malte, Junon avait un temple importante C'était une divinité phénicienne, à laquelle Masinissa fit une dédicace en langue punique \ Des îles d'Héra ou de Junon, un cap de Junon, situés en Occident, dans des parages fréquentés par les Phéniciens e durent peut-être leur nom à la même déesse. Pourtant il ne faut pas oublier que des divinités adorées par des indigènes ont pu être assimilées à l'Héra grecque, à la Junon latine.
Un indice assez faible permet de supposer que cette Junon phénicienne était la maîtresse de la lune : une île d'Héra, dans le détroit de Gibraltar ^ était appelée île de la Lune par un auteur grec du v'^ siècle *°. A Carthage, selon Virgile ", se