Patroni, l. c, p. 241, n" 75, pi. XXU, fig. 2, e
3. Perrot, III, p. 253, fig, 19.3; p. 310, flg. 233. Patroni, l. c, p. 240-1, n"' ()'.l-74, pi. XXUI. fig. 2, c et d.
4. Boulanger, M. Lavig., Suppl., I, p. .'5, pi. I, fig. 2 (femme qui lient le disque d'une seule main). Une autre statue funéraire {ibid., pi. I, fîg. 3) tient un objet arrondi, qui n'est pas un disque plat, mais qui ressemble à un couvercle bombé et muni d'un bouton. On a sans doute voulu représenter un coffret à encens.
5. Voir supra, p. 07, n 4. Dans l'île d'Ibiça, figurines plus récentes, qui sont très probablement dé fabrication locale : Roman, Islas Pythiusas, pi. VI, fig. 1 ; pi. VIII, fig. 1.
6. Plaquette d'ivoire, à Carthage : Babelon et Heinach, Bull, archcol. du Coinitc, 1886, p. 2(i et pi. I; Perrot, III, p. 840, fig. 617.
7. Perrot (III, p. 451) y voit soit le disque lunaire, soit un tympanoii.
8. Sur la grande figurine mentionnée p. 67, n. 4, le disque est peint en rouge : il est à croire que, si c'était la lune, on ne lui aurait pas donné cette couleur.
0. Conf. peut-être Perrot. III, p. 470, fig. 343 : figurine (|ui a dû être fabriciuée dans l'île de Chypre; la façon dont cette femme tient le disque prouve que c'est un tambourin. De Ridder. (:"llrrlioa de Clcrcq, V, p. 30, n" 4, pi. IV (statuette de (^liypr(!) : c'est un tambourin que h; personuage lient des deux mains sur sa poitrine.
10. Conf. une statue africaine de l'époque romaine, oii le disque paraît Lieu être uuu galette : Cagnat, Musée da Lumbùsc, p. 45* pi. Ili, llg. 2.
LKS niKUX. 271
A Hippone, sur la côte alj?érienne, a été exhumée une stèle ' qui doit être postt'rieure à la destruction de Carthage ', mais (jui, par le mode d'exécution' comme par le sujet, se distiiii,nio des ex-voto des premiers siècles de notre ère. On y voit une fommr, ne portant pour tout vêtement qu'un voile, jeté sur la tt'lr; elle tient une couronne et une branche de grenadier, emblème de fécondité; elle est accompagnée d'un croissant et d'un astre*. 11 faut rajjprocher de cette image une stèle de Saint-Leu (près d'0^an)^ qui peut dater des environs de l'ère chrétienne : une femme nue y tient de ses deux mains un voile qui se recourbe au-dessus de sa tête. Dans l'art grec, auquel la civilisation punique a fait tant d'emprunts, le motif du voile déroulé en demi-cercle désigne souvent les divinités du ciel. Nous reconnaîtrons donc ici la déesse que les Latins appelèrent Caelestis.
La maîtresse du ciel semble avoir été quelquefois représentée par les Phéniciens avec des ailes, deux ou quatre ^ Peut-être est-ce Tanit Pené Baal qui apparaît sur un ex-voto de (]arthage dont nous avons déjà parlé ' : munie d'une paire d'ailes, elle tient un croissant, qui, de ses cornes dressées, entoure un petit disque.
Sui- le couvercle d'un sarcophage, déposé dans un caveau du m" siècle, a été .sculptée l'image de la morte ^ Cette Carthaginoise tient une colombe, animal consacré à Astarté. Elle est
1. Berger, Bull, archéol. du Comité, 18!)0, p 221-2 cl figure.
2. Le croissant s'y présente dressé, et non retourné, comme sur les stèles puniques do Carthage.