C. J.S., 7 (d'Oumm el Aouàmid
12. H. Pognon, Inscriptions sémitiques de la Syrie (Paris, 1908), n" SG (p. 150 et suiv.). Il paraît avoir été identique à Hadad (Lagrange. Études, p. 93), nom dont les Pliéniciens eux-mêmes se sont servis pour désigner leur Baal Shamim : Philon de Byblos, II, 24 {Fragm. hist. Gr., III, p. 569), et ici, infra. p. 311, n. 1. Faut-il retrouver Hadad dans un nom d'homme, Uddadhaddar, qui se lit sur une inscription latine de Sardaigne (Pais, dans Hcndiconti delC Accad. dei Lincei, Scicn:e morali. 1894, p. 928)?
13. F. Cumonl, Les religions orientales dans le paganisme romain, p. 134 et -il.'i. Voir, entre autres, une inscription bilingue où le Beel Shamin syrien est appelé en grec Zej; Me-'.jTo; Kîpajvioç : Lagrange, Éludes, p. 508, n" 20; Inscr. Graec. ad res liom. iierlin., 111, 1057.
seulement à une basse époque (judii en lit un dieu solaire'. Il fui iileutilié avec Zeus-; il est fort probable (ju'il était le « /eus » auquel le roi Hirain éle\a uu temple au x" siècle \ Dieu éternel de Tvr, moins populaire dans cette ville que Melqart, mais d'un rang plus élevé*, il avait droit à de grands honneurs dans la colonie tyrienne d'Afrique, quoique Haal Hamnion v eût des adorateurs j)lus assidus et plus fervents. Nous ne pensons j»as. en elTet. (|ue Uaal Sliamim et Haal Hamnion soient deux noms d'un seul dieu : des Carthaj^inois auraiont-ils été quaHliés, sur des inscriptions, de prêtres de Haal Shamini, s'ils avaient été prêtres do ce liaal Hammon, mentionné à Carthaj^'B sur des milliers de monuments religieux, qui lui donnent certainement son nom officiel?
Parmi les ex-voto de Constantine. dédiés soit à Baal Hammon et à ïanit Pené Baal. soit à Baal Hammon seul, on en a recueilli un dont l'invocation s adresse « au Seijj^neur, à Baal Addir, et à la Dame, à Tanit Pené Baal ï)"^. Baal Addir signifie « le Maître puissant ». S'il s'agit de Baal Hammon % pourquoi n'a-t-il pas reçu ici son nom ordinaire, celui qui figure sur les stèles voisines? S'il s'agit d un autre dieu, pourquoi vient-il prendre auprès de Tanit la place de Baal Hammon, dans un sanctuaire consacré à ce dernier? Sur une autre stèle du même lieu, on lit : « A l'Adùn (= au Seigneur), à Baal Adùn et à Baal Hammon »'. La répétition du mot Adùn est choquante :