‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 324 sur 553 · hép., 32y · texte numérisé non relu

hép., 32y

Halévy ' a proposé avec vraisemblance de corriger le second 'DN en 'DR, Addir.^ Cela étant admis, doit-on comprendre : « Au Seigneur, à Baal Addir, qui est aussi Baal Hammon », ou bien rapporter les deux appellations à deux dieux distincts^? Malgré les doutes que provoque l'intrusion d'un autre Baal, en première place, avant le dieu du sanctuaire, la tournure de la phrase est plus favorable à la seconde interprétation. Sous l'Empire romain, Baal Addir était encore adoré en divers lieux de la Proconsulaire et de la Numidie : il est nommé dans deux dédicaces néopuniques, découvertes près d'El-Djem ^ et du Kef * ; des inscriptions latines de Sigus mentionnent le deus patrius, le deus sanctus Baliddir Aiigustus^; une autre inscription latine, exhumée près de Guelma, l'appelle Baldir^. Ce Baal n'avait donc pas été assimilé à Satiirnus; du moins, nous pouvons affirmer qu'il ne l'avait pas été partout. Au contraire, aucun texte épigraphique latin ne fait mention de Baalhammon: les Africains qui l'invoquaient dans la langue des conquérants ne paraissent pas lui avoir donné d'autre nom que Saturnus. Si nous ne nous trompons, Baal Addir était un autre dieu. Faut-il le mettre en rapport avec un Malk Addir, « le Roi puissant », indiqué dans l'épitaphe d'un prince de Sidon, Eshmounazar'? Celui-ci demande aux dieux de livrer à Malk Addir les gens qui violeront sa sépulture; Malk Addir sévira contre eux au point de les anéantir. Ce devait être le Roi de l'Enfer. Addir ^

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