Voir t. II, p. 138, n. 9; ici. p. 278. n
5. On a découvert à El Djem une llgurine représentant un dieu qui devait être apparenté au Baal d'IIadruméle; la tête est coilTée d'un boisseau : .Merlin, Li- sanctuaire, p. 40. n. 0. Une llgurine trouvée à Utique représente un dieu sur un trône nan(|iié de deux sphinx; tnais la tête manque et les mains ne tiennent pas d'attributs : .Merlin, Huit, nrchénl. du Comité, 11)13. p. ccxv. Nous ne ^aurions dire de quel Baal il s'agit. .Même observation pour un fragment de statuette du musée de Constantini' : d'après le style, l'œuvre parait antérieure à l'époque romaine : Doul>let el (iauckler, .^îuséc de (^oiistuntine, p. 32 et ligure.
aOO MŒURS ET CROYANCES.
culaire'. Des figurines à peu près semblables avaient été déposées dans des sépultures d'Hadrumète ^ La forme de la hache est orientale^ et indique l'origine du dieu qui la porte. La hache est un attribut donné à des divinités de la foudre*, ce qu'était « le Maître des Cieux » chez les Phéniciens et les Araméens. Ces statuettes peuvent donc représenter Baal Shamim. Des images d'un personnage coiiïé également d'un bonnet, tenant également une hache, mais figuré avec des traits plus jeunes'', ou dans une attitude différente*, pourraient se rapporter à quelque autre dieu '. ^
Un Baal barbu, portant une tiare conique, tenant un sceptre, occupant un trône que flanquent des sphinx, se voit sur des scarabées de date plus ancienne, trouvés et probablement fabriqués en Sardaigne % mais qui reproduisent des modèles
1. Voir, par exemple, M. Lavig., I, pi. XVI, fig. 2. Bibliographie donnée par Merlin, Le sanctuaire, p. 40, n. 8. Il semble bien que ce soit le même dieu (jui s'avance à cheval, sur une paslille d'argile (empreinte de sceau) : M. Lavig., I, p. 118, pi. XVIII, fig. 1; celte figure est surmontée d'un disque solaire ailé.
2. Merlin, Le sanctuaire, p. 40, pi. II, lig. 1 ; Bull, archéol. du Comité, 1913, p. CGXV, n. 1.
3. Elle se rencontre dans les pays de la mer Egée, en Egypte et en Syrie ; Déchelette, dans L'Anthropologie, XIV, 1903, p. 062 et suiv.
4. Voir, entre autres, Déchelette, Manuel d'archéoL préhistorique. II, p. 482; Foucart, Monumenls Piol, XVIII, 1910, p. 151 et suiv.
5. Personnage imberbe assis : voir la bibliographie dans Merlin, Le sanctuaire, p. 40, n. 7.
G. Une hachette carthaginoise en cuivre montre un dieu barbu, coiiïé d'un bonnet ou d'un casque à sommet recourbé; debout, il tient d'une main une lance et un bouclier, de l'autre une hache à double tranchant; auprès de sa tête, un grand astre : Delattre, C. r. Acad. Inscr., 1900, flg. à la p. 501. Image analogue sur une autre hachette : ibid., flg. à la p. 502. Sur des monnaies africaines du I" siècle environ avant J.-C, que Millier {Nutnism., III. p. .53, n° Ci; Suppl., p. 00, n° 64 a) attribue à Hippone et à Tipasa, on voit une hache auprès d'une tôle imberbe couverte d'un bonnet et surmontée d'un astre. L'autre face de ces monnaies représente Hercule.
7. A Reshouf? Voir infra, p. 327. — Il n'est pas sûr que ce soient toujours des dieux. Sur une coupe phénicienne du vn* siècle, trouvée en Italie, le personnage principal, un chasseur, est barbu, porte un bonnet pointu et tient une hache à tranchant semi-circulaire : Perrol, 111, p. 759. flg. 543. Personnage hfirbu, avec le môme bonnet et la même hache, saisissant un homme, un lion, sur des pierres gravées recueillies en Sardaigno : Furtwiingler, Die antiken Gcmmen, I, pi. VII, flg. 16; i)l. XV, flg. 9 et 10.
8. Perrot, III. p. 658, (Ig. 477. Furlwungler, l. c, 1, pi. VU, lig. 12, et pi. XV, flg. 2-4; i6id., tome 111, j). 109.
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exécutés en Phénioie'. Sur une de ces pierres, le dieu tient, en outre, la hache à tranchant semi circulaire ^.
Des monnaies à léf^endes puniques, frappées par diverses villes africaines, aux environs de notre ère ou peu de temps auparavant, offrent la tète d'un dieu hailm, vue de fa<"e ou de profil : tantôt nue ', tantôt ceinte d'une couronne lauréeV t;mtùt coiffée d'une mitre pointue", ou d'un honnet de plumes". Ce sont là des Baals, dont nous iirnorons les noms. Plusieurs sont accompairnés d'un astre, t'elui qui fiirure sur les monnaies de liixus était un dieu solaire, si les mots Maqom Shemesh, « Ville du Soleil », que portent ces monnaies, s'appliquent à lui.
Melqart avait à Carthaire un temple, mentionné sur un exvoto '. 11 est associé à Cid dans un couple divin, Cid Melqart, qu'une autre inscription du même lieu nous fait connaître *. Son nom entre dans la composition de divers noms théophores. dont deux furent très usités chez les Carthaginois: Ahdmelqart et Hodmelqart (en latin Amilcar, Ammicar^ei Bomilcar)^^.
1. Perrot, III. p. 038, Mjr. 428 (= do Riddor. Collcclion de Clcrcq, VII. p. U9, n' 27.")6 et pi. XVIII) : di' Tyr. Coiif. un bas-reiiof trouvé près de Tyr : Dussaud Hi-v. de rkisl. des religions, IQI.I. II. Mp. à la p. 06.