‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 337 sur 553 · Voir 0. liruppe, Griechischr Mylliolofjic, I. p · texte numérisé non relu

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10. Les pierres gravées recueillies en Sardaigne portent souvent des iniafres de riléroclès grec (Furtwanpier, Die anlihen (ieinmen, I, pi. XV, llg. 23-2(), 28, 2i), 31, 75, 76, 78) : ce qui s'explique poul-ôtre par l'identillcation d'Héraclès avec Melqart. On a vu (p. 3U2) que Melqart avait un sanctuaire à Tbarroa.

USELL. IV. 2U

voient sur des monnaies de Leptis la Grande' et de Sabratha', postérieures à la domination carthaginoise. Sous l'Empire romain, Hercule fut un des principaux dieux de Leptis^ et de Gigthi*. Ces villes des Syrtes étaient d'origine phénicienne : c'est une raison de croire que leurs hommages s'adressaient au vieux Melqart tyrien ^

Le roi Juba II, qui descendait de Masinissa, prétendit avoir eu pour ancêtre plus lointain Héraclès % dont il fit souvent représenter les attributs sur ses monnaies ^ Les prédécesseurs de Juba avaient-ils revendiqué, eux aussi, cette parenté, et, s'ils l'avaient fait, s'étaient-ils rattachés au Phénicien Melqart? Il ne suffirait pas pour le prouver de rappeler l'influence que la civilisation punique exerça sur ces princes. Peut-être s'agit-il de quelque divinité indigène, dans laquelle Juba le philhellène aurait retrouvé Héraclès.

Aux premiers siècles de notre ère, les inscriptions latines nous montrent le culte d'Hercule assez répandu dans les provinces africaines^^ Dans plusieurs cités, qui n'avaient pcis été créées par Rome, ce dieu occupait le premier rang: on le regardait comme le génie protecteur de la ville ^ Il est à

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