‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 36 sur 553 · Voir infra, p · texte numérisé non relu

Voir infra, p

7. Il indiquait la saison dans laquelle il fallait les planter : Pline, XVII, 131 (si la phrase relative au laurier est bien une citation de Magon, comme la phrase relative aux amandiers, qui précède).

8. XXI, 110-2 : « Magon recommande de couper Valbucus [asphodèle] à la fin du mois de mars ou au commencement d'avril, après la floraison et avant que la graine ne grossisse; de fendre les tiges, de les exposer au soleil le quatrième jour et d'en faire des bottes quand elles seront sèches. Le môme auteur ajoute que les Grecs appellent oistos la plante aquallcjne à laquelle nous donnons le nom de sagilta. Il conseille de l'écorcer depuis les ides de mai jusfju'à la fin d'octobre et de la faire sécher à un soleil doux. Il veut encore que, durant tout le mois de juillet, l'on coupe jusqu'à la racine l'autre glaïeul appelé cypiros et qui est aussi une plante de marais. On le fera sécher au soleil à partir du troisième jour, jusqu'à ce qu'il devienne blanc; mais ou aura soin de le rentrer tous les jours avant le coucher du soleil, parce que les rosées nocturnes sont nuisibles aux plant(!s de marais coupées. Il fait les mômes recommandations pour le jonc qu'on apixslle mariscus, lequel sert à tresser des nattes; on doit 1(^ cueillir dcîpuis le mois de juin jusqu'à la mi-juillet. Pour le faire sécher, il indique les |)rocédés dont nous avons parlé à propos du jonc de marais. Il fait un second genre du jonc marin, qui, je le constate, est appelé par les Greca oxyschoenQS, »

l'asphodèle et plusieurs plantes aquatiques employées dans la vannerit' et la sparterie. Remarquons que. si les Cartha,t,^inois fabriquaient des cordes avec le sparte de la réi^ion de (]artliagène en Espagne', ils négligeaient celui d'Afrique, qu'ils trouvaient trop ccjurt -; il leur eût été facile de fain' arracher par les indigènes l'alfa qui abonde dans les steppes de la Tunisie. Des listes jointes au traité pharmacologique de Dioscoride indiquent les noms donnés à des plantes médicinales par divers peuples, entre autres les Africains ( ' A-ppo-.). La forme sémitique de la plupart de ces mots « africains » prouve qu'ils appartenaient à la langue phénicienne ^ A quelle source avait puisé le compilateur? Nous l'ignorons*. Ces plantes devaient, au moins en partie, servir dans la pharmacie carthaginoise.

Pendant longtemps, la cavalerie ne joua qu'un r61e secondaire dans les armées puniques". Il est vrai que, jusque vers le IV' siècle, elles eurent des chars de guerre, à deux et quatre chevaux*; mais, même si l'on accepte les indications données dans les textes, les animaux employés à cet usage n'étaient pas fort nombreux. Le chiffre le plus élevé est de 10 000 chevaux, les uns attelés, les autres montés, pour l'expédition sicilienne

Page 1