Berger, {, c, p
textes néopuniques, une dédicace latine à Neptunns *. Hatar (?) Miskar aurait-il été un dieu marin? Mais Maktar est fort loin du littoral et le Neptunus q\i on adorait à l'intérieur de l'Afrique était le maître des sources, non des mers ^. Miskar, avec ou sans Hatar, reste fort énigmatique.
Une épitaphe de Carthage qualifie la morte de prêtresse de SKRW'^ On n'a pointd'autres renseignements sur cette divinité.
Dans l'île de Gozzo, une inscription mentionne un temple de ÇDMB'L*, nom qui ne se rencontre pas ailleurs. Il faudrait admettre une erreur de gravure, assez difficile à expliquer^, pour en faire ÇLMB'L, Çalambaal, « Image de Baal » : telle aurait été la forme phénicienne d'un nom que les Grecs et les Latins ont transcrit SaXapiêàç, 2a)va[jLê(b, Salambo, et qui s'appliquait à une Astarté". Des fêtes en l'honneur de Salambo étaient célébrées à Séville vers la fin du iii^ siècle de notre ère, mais il n'est pas prouvé que son culte ait été introduit dans le Sud de l'Espagne longtemps auparavant, par les Phéniciens de Gadès ou les Carthaginois.
Une tablette magique en plomb, découverte dans un cimetière de Carthage, porte une adjuration commençant par les mots « Kabbat HWT Allât Milkat! »', c'est à-dire « Maîtresse HWT, déesse, reine! », ou bien « Maîtresses HWT, Allât, Milkat ! » L'appel s'adresserait soit à une seule divinité, dont le
1. Berger, l. c, p. 140 et 175. Bull, archéol. du Comité, 1897, p. 425. n" 378.