Voir p. 2S'.i. :ui:i
2. Iiniif,'es (fui jouaicut piMil-c-tn- le mt-rno rrtlp que les Nrn/^/n/n dos Ilcliri'ux : Genèse, XXXI, 19, 30 et suiv.; I Samuel, XIX, 13-l(i: etc.
3. Telles étaiiMil peul-Atre les statues ([u'Ilanniluil exilé avait avec lui : (^oriiéliiiï* Népos, llannihul. IX, ',i. Il u'a^l pourlunl pa> MJr (|ue ce l'usx'iil des objets de cullu : voir p. 2U5, u. 5.
3o2 MŒURS ET CROYANCES.
souvent sur des hauteurs, dans ces simples enclos qui n'entouraient point une maison divine \ Il n'y en avait pas non plus dans des temples fameux et opulents : dans celui de Melqart près de Gadès^, et probablement dans celui de Melqart à Tyr^; dans le sanctuaire d'Astarté-Aphrodite à Paphos*. Comme d'autres peuples, les Phéniciens s'étaient sans doute abstenus longtemps de faire les dieux à la ressemblance des hommes, soit par scrupule religieux, soit par impuissance artistique. Plus tard, certains d'entre eux persistèrent dans cette abstention, par respect du passé.
Aux représentations anthropomorphes des divinités, il faut rattacher deux oreilles '% deux yeux^ une bouche', tracés au sommet de quelques ex-voto de Carthage : Tanit avait entendu les requêtes des fidèles*, abaissé son regard sur eux, rendu une réponse favorable.
Beaucoup plus fréquente est l'image d'une main '^ droite'", ouverte et levée, vue de face ". Elle occupe d'ordinaire la partie
1. Gonf. Tacite.. Hist., II, 78 (lieu saint du Carrael) : « nec simulacrum dco aut templum, — sic tradidero maiores — : ara tanluin et reverenlia ».
2. Silius Italicus, III, 30-:31. Philostrate, Vie (T Apollonius, V, 5, 1. A l'époque impériale, ce temple eut, scmble-t-il, une statue du dieu : voir Cohen, Descr. des monn. impériales, 2' édit., II, p. 174-5, n° 814.
3. Hérodote, du moins; n'en mentionne pas (II, 44). Gonf. Perrot et Ghipicii, III, p. 77.
4. Tacite, Hist., Il, 3 : ■< Simulacrum deae non effigie humana ».
5. C. I. S., l, 180, pi. XLV du t. I; 604, pi. VI du t. Il; 1020, pi. XIV; 124'.). pi. XX; 3010, pi. LXII. Voir aussi 265, pi. XLVII du t. I, et 3000, pi. LXI du t. II, où une des oreilles manque. Une seule oreille au n°2631, pi. LV. — Deux oreilles sur une stèle do Gonstantine : Rec. de la Soc. arckcol. de Constantine, XVIII, 1876-7, pl. VIII, flg. 23. Une seule sur une autre : Reboud, ibid., p. 452.