Cumont, Heal-Encyclopridie de Pauly-Wissowa, IV, p
.'). Sur des stèles de Carlhage, on voit une vasque dans laijuelle deux poissons viennent se jeter : C. I. S., 243, pi. XLVIl du t. I (mutilée); 2612, pi. LV du t. II (= M. iMviij., I, p. 29, pi. IV, llg. 9). Ce sont, il est vrai, des poissons de mer. des dauphins. Saint Augustin (De Genesi ad litleram, III, 8, 12) indique (|n'il y avait à Bulla Begia une fontaine pleine de |)oissons, auxquels les passants jetaient de la nourriture. Dans (|uel(|ues lieux de l'Africiue du Nord, on entretient encore des poissons sacrés, par exemple à Ain el-lloiit, près de Tlemcen : voir, entre autres, A. Bernard, Am conjins iiltjéro-mdructiins (Varis, 1911), p. 107-8. Mais je n'alllrme pas que cette coutume soit d'origine punique.
0. D'après Clément d'Alexandrie {Protrepl., II, 39, 8), les Syriens habitant la Plienicie adoraient les uns les cnlombes, les autres les poissons. Mais il s'agit satis (li)ute de dévots de la Déesse syrienne. Ceux-ci s'abstenaient de manger de ces animaux, sauf dans des n^pas mysti(|ues. Les Carthaginois ne se faisaient pas scrufiule de se nourrir de poi>sons, du moins de certaines espèces (v. supra, p. ~)2\ dans une tombe di' Couraya, un |)lat contiMiail un squelette de poisson : (isell, Fouilles (h^ Gourarn. p. 17). S'ils élevaient des pigeons dans leurs bassescours (supni, p. 44), c'était apparemment pour en faire un usage alimentuire.
11 se peut que des serpents aient été aussi associés à des dieux'. Des ex-voto, postérieurs à notre ère, mais se rapportant à un culte de tradition punique ^ et des monnaies à légende phénicienne, frappées par une ville africaine (Bulla Regia?)^ nous montrent un aigle : cet oiseau avait peut-être été attribué, dès l'époque carthaginoise, au Maître des cieux, ou au Maître du soleil*. Le lion est, sous l'Empire romain, associé, non seulement à la déesse Céleste ^ mais encore à Saturne''; nous ignorons si, à Garthage, on le mettait en relation avec Baal Hammon \
D'autres images, qui ne reproduisaient pas des formes humaines ou animales, avaient la valeur de symboles divins.
L'une d'elles, empruntée par les Phéniciens à l'Egypte, est le disque du soleil, flanqué de deux serpents et pourvu de deux ailes; parfois, cependant, on a omis d'indiquer soit les ailes, soit les serpents. Ce disque se voit sur des bijoux qui datent du vii^ ou du vi^ siècle*, sur des pierres gravées '^ sur des mon-