‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 41 sur 553 · Diodore. XX · texte numérisé non relu

Diodore. XX

2. Uippialriques grecijues. édit. S. GryniEus, Bâle, 1537, p. 95 (eonf. J. Ruel. Veterinariae medicinae libri 11, Paris, 1550, f» 37, verso). Après une description détaillée des signes de la maladie, Magon recommande de saigner le cheval à douze endroits dilTérents, dans l'espace de trois jours. Composer une mixture de safran, de myrrhe, de nard, de poivre blanc, d'hydromel, d'huile vieille, d'huile rosat, de lentilles (.Magon indique les quantités nécessaires). .Mettre le tout dans un vase neuf. Faire cuire avec un petit ciiien qui ne sera pas sorti depuis dix jours; ajouter de l'hydromel et un œuf. A faire prendre pendant dix jours ou davantage.

3. Jbid., édit. Gryna'us, p. 113 et 110 (Huel, f° 44, verso; f" 45, verso) : citations d'.\psyrtos et d'Ilieroclés. Pélagonius, Ars velerinaria, édit. Ihni, 150, et, d'après lui, Végèce, Mulomtydicina. édit. Lommatzsch, II, 79, 19 (dans Pélagonius, le nom de .Magon. qui inan((ue, se restitue avec certitude avant Carcliedonii \ Végèce ne le nom INC pasj. l{a(rler le dessous des sabots aux jambes antérieures du cheval malade. IJroyer les rognures dans un setier [ou un demi-selier] de vin. Introduire |iar les naseaux.

4. Millier, i\uinism.. Il, p. 105 et llti. Conf. ici, t. Il, p. 32G.

5. C. ]. S., 1, 1750. pi. XXXIII du t. 11. 0. Ibid., 180. pi. XLllI du t. I.

7. Deux autres stèles, i|ui sont au musée Lavigerie, à Carthage, représentent un cheval. Voir peut-étri- aussi Vassel, Éludes puniques, Vlll (extrait de la Hevuc tunisienne, 1918), lig. n la p. 10.

8. Un cheval llguré sur une intaille carthaginoise offre également les caractères de celte race : Delatlre, .\écropule des Habs, 2* année des fouilles (extrait du Cosmos, 1905), p. 19 et llg. 4U

de Numidie, que nous connaissons par des renseignements un peu plus précis'. Gomme il était naturel, les Carthaginois eurent recours à la race qui, depuis plusieurs siècles, vivait dans le pays^ Ils l'améliorèrent, peut-être par quelques croisements ^ surtout par des soins attentifs et une nourriture fortifiante. Ils ne s'abstinrent pas de donner à leurs montures de l'orge '*, aliment refusé, dit-on, aux chevaux des indigènes^.

Ils se livrèrent aussi à l'élevage du mulet^ animal qui, par sa force, son endurance, sa sobriété, sa sûreté de pied, rend tant de services en Berbérie. Magon disait que le temps de portée des mules était de douze mois, autant que pour les juments^ : il faut donc croire qu'il avait constaté qu'elles pouvaient être fécondes en Afrique ^

Vers l'époque de là destruction de Carthage, Polybe écrivait, en parlant de la Libye ^ : « Dans cette contrée, l'abondance des chevaux, des bœufs, des moutons, et aussi des chèvres, est telle que je ne pense pas qu'on puisse trouver rien de semblable dans tout le reste de la terre. » Il ajoutait : « La raison en est que beaucoup de tribus de la Libye ne font pas usage des produits de la culture, mais vivent de leurs troupeaux et

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