‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 437 sur 553 · Diodore, XX · texte numérisé non relu

Diodore, XX

9. Kohen. Rarement kemar : sur une inscription uéopunique d'Althiburos (Berger, Journ. asial., 1887, I, p. 460 et 46S) et peut-être sur une inscription de Carthage (C. /. S., 166 : voir ibid., à la p. 247). Le terme rab, fréquent dans les inscriptions carthaginoises, ne parait pas désigner une dignité sacerdotale : voir t. II, p. 214.

LE CILTK. 397

tion\ tantôt aveo la désignation, précise ou vague, de la divinité qu'ils servaient : prêtres de Baal Shaniini -, d'Eshnioun Ashtart^ de la Déesse {Alla/)^; prêtresse de Notre-Dame^; etc. \ Ce clergé était plus ou moins nombreux, selon l'importance des sanctuaires'. On constate une hiérarchie, l^ne inscription de Carthage" fait connaître un prêtre (koheti), deux chefs des prêtres {rab kohenini), deux dignitaires qualifiés de shdiiô (SN') : ce terme' paraît signifier « prêtre en second » '". Il y avait donc au moins trois degrés dans le sacerdoce". Les chefs des prêtres, ou grands [)rêtres, nommés dans ce texte et dans d'autres '^ les grandes prêtresses'^ dirigeaient tout le personnel d'un temple; mention expresse est faite d'un chef des prêtres d'AUat'V Mais il n'est pas impossible que le titre rab kohenhn ait été porté aussi par un chef de tout le clergé carthaginois, une sorte de grand pontife : tel était peut-être un « chef des j)rétres », indiqué après les sufètes, premiers magistrats do

1. C. I. s., 246. Rép., II, 501, ."j02, .jO», .^53. Voir aussi .\ppieu, Lib., 80 et 81.

Page 1