‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 484 sur 553 · Delattre, C. r. Acad. Inscr., 1899, p · texte numérisé non relu

Delattre, C. r. Acad. Inscr., 1899, p

LES PRATI01;ES funéraires. 441

avons là les [)lus anciens exemples connus de ces caissons arrondis, monolithes ou maçonnés, qui étaient si fréquents dans l'Afrique du Nord à l'époque romaine et que les Latins appelaient cu/n(l(ie\ Puisqu'on les trouve dans la première Carthage, il convient de leur attribuer une orij,'ine phénicienne. Peut-être étaient-ce des imitations de dessus de sarcophaj^^es : on a rencontré à Hyblos"des sarcophages en pierre dont le couvercle présente cette forme, copiée du reste sur des modèles égyptiens. Les sépultures de l'aristocratie carthaginoise étaient-elles complétées par des monuments plus inijjoitants que ceux que nous venons d'étudier^? Dans la nécropole d'Amrit, en Phénicie, de véritables tours surmontent plusieurs hypogées. Ce sont de gigantesques cippes massifs, quadrangulaires ou arrondis, dont le sommet se termine en pyramide ou en coupole*. Dans l'Afrique du Nord, le mausolée de Dougga, élevé pour un Numide, est une œuvre d'architecture [)unique^. On ignore si c'était une sorte de cippe, dressé à proximité d'un caveau souterrain % ou s'il contenait, au premier et au second étage, des chambres funéraires. Il est possible que des édifices analogues aient existé à Carthage, soit au milieu des cimetières, soit sur des propriétés du quartier de Mégara. A la lin du m' siècle, un général qui appartenait à la plus haute noblesse, Asdrubal, accusé de trahison par la populace, se rendit au

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