Voir cependant infra, p. 454, n
8. Conf. Pline l'Ancien, VII, 72; Juvénal, XV, 138-140. Voir a ce sujel Dieterich, dans Arcliiv fur Religionswissenscliaft, Vlll. \'.)U~i, p. 18-H).
0. Palroni, Mon. dei Lincei, XIV, p. 106, 168. Tarumelli, ibid., XXI, p. 76.
tenté do croire (jue cette coutuiru* fut importée d'Orient par les Phéniciens; elle existait, bien des siècles auparavant, en l*alestine '. Cependant, coninif les sépultures d'enfants en jarre n'apparaissent que tardivement à Carlhage et dans les villes sardes, il est probable quelles furent empruntées aux (Irecs : ce {^^enre de tombe est fréquent dans les nécropoles du Sud et du Sud-Kst de la Sicile, depuis les premiers temps de lii colonisation hellénique".
On sait par quelles opérations minutieuses les Ej^'yptiens maintenaient l'intéjj^rité du corps, support nécessaire de l'âme immortelle. Si les ï*héniciens n'attachaient pas tant de prix à la conservation de la dépouille humaine, ils n'y étaient pourtant pas indifférents. Tabnit, roi de Sidon, avait été momifié par un procédé particulier'. IMaute parle d'un embaumeur carlliai^'inois*. A Sainte-Monique, un certain nombre de moits, qu'abritaient des sarcophai^-^es en marbre, qui, par conséquent, appartenaient à des fa[nilles aisées, étaient noyés dans une couche de résine de cèdre et de térébenthine, mélangée à du bitume de Judée et aromatisée avec des feuilles de thym, de menthe, de henné \ Cette pratique rappelle celle de quelques peuples anciens, qui enduisaient les cadavres de cire ou de mieh. Elle retardait la putréfaction et empêchait le dégagement d'odeurs fétides ^ Parfois, la résine est peu abondante: on peut