Poenulus, G
• Quia mihi polliactor dixit, qui eum polliuxcrat >.
."). Voir Héron de Winefon^e, Monuments Piot, ,\I1, p. 82, 8"), 87, 90, DO; Delallrc, Hull. archéol. du Coinilc, 1005, p. 421. Pour In (tomposiliou qhiniiqne : L. Heullcr, L'i'mbaurncmenl avant cl après Jésus-CUrist (Pnris-Neuchatel, 1012), p. 83-110; le nième, dans fiei). anthropologique, .\XIV, 1014, p. 411-5; XXV, 101.5, p. 27-28.
0. Babyloniens, Perses, Scythes; (iue!([ues exemples che/ les Grecs : voir Mnii, dans la fical-Eiicyclopudii' de Pauly-Wissown, V, p. 2113.
7. On s'est demandé (Maspero, C. r. Acad. Jnscr., 1902, p. 483-4; Delaltre, Bull.
448 MŒURS ET CHOYANCES.
supposer qu'elle avait été introduite dans le corps à la place des viscères, et qu'après la destruction des chairs, elle s'était répandue dans le fond du sarcophage'.
L'incinération, abandonnée pendant fort longtemps à Carthage, y reparut au m* siècle. Ici encore, il y a lieu d'admettre un emprunt aux Grecs de Sicile, qui ne répugnaient pas à brûler leurs morts, bien que l'inhumation fût plus usitée chez eux^
Diodore raconte^ qu'un prisonnier carthaginois, Bodostor, ayant succombé à Rome, vers l'année 250, ses restes furent incinérés et renvoyés dans sa patrie. Un siècle plus tard, les troupes d'Asdrubal, étroitement cernées par Masinissa, étaient, dit Appien*, fort embarrassées de leurs morts, qu'elles ne pouvaient pas brûler, faute de bois. Ces deux textes, se rapportant à des circonstances exceptionnelles % ne prouvent pas que l'incinération ait été, chez les Carthaginois, une pratique courante au temps des guerres puniques. Mais les découvertes archéologiques ne laissent aucun doute à cet égard. Les récipients remplis d'ossements calcinés commencent à se montrer
archéol. du Comité, 1905, p. 422) s'il ne s'ag:issait pas de protéger contre des mains cupides les objets précieux enfermés avec le mort. Ces objets pouvaient assurément tenter des voleurs : des trous pratiqués dans les couvercles de deux sarcophages sculptés le prouvent (Delattre, C. r. Acad. Inscr., 1903, p. 28). Cependant ce n'étaient point des bijoux de grand prix qu'on laissait au défunt ; une bague, qui n'était pas toujours en or pur, quelquefois des pendants d'oreille. Je crois que la couche de résine, fortement parfumée, était destinée surtout à combattre l'odeur du cadavre. On trouve souvent, dans les tombes de Garthage, des morceaux de soufre, de bitume, de charbon de bois, qui servaient sans doute de désinfectants. — Il est vrai qu'à l'intérieur d'un coffret en pierre, des ossements calcinés étaient également noyés dans une couche de résine (Delattre, C. r. Acad. Inscr., 1902, p. 59). On ne peut penser ici à un antiseptique. C'était donc probablement une mesure de sûreté : le cofTret contenait, outre les os, un anneau d'or pesant 7 grammes.
1. Delattre, Bull, archéol. du Comité, 1905, p. 422, d'après le docteur Nicolle.