‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 496 sur 553 · ConT. .\nziani, apud Gauckler, |t. xLii · texte numérisé non relu

ConT. .\nziani, apud Gauckler, |t. xLii

GSELL, IV. 29

4b0 - MŒURS ET CROYANCES.

humaine et précédés de puits. A Saint-Louis, on s'est contenté de loger les morts incinérés dans des tombes bien plus anciennes S ou de les enfouir en pleine terre ^.

Nous retrouvons l'incinération en d'autres lieux, dans des tombes de type phénicien : en Tunisie, à H' Béni Nafa, Sousse, Lemta, Thapsus, Mahdia, El Alia; sur le littoral algérien, à Collo et à Gouraya; dans les îles de Malte ^ et de Sardaigne\ Nulle part, semble-t-il, elle n'a été adoptée avant le m" siècle; peut-être, dans certaines régions, ne le fut-elle que plus tard encore. Elle fut accueillie avec plus ou moins de faveur, tantôt admise auprès de l'inhumation ^ tantôt la supplantant, sans cependant modifier la forme des sépultures : par exemple, à Hadrumète et à Collo, où des chambres funéraires, qu'on peut dater de 150-50 environ avant notre ère, ne contiennent guère que des morts brûlés.

A Carthage, les récipients sont le plus souvent des coffrels en pierre calcaire grise, coiffés d'un couvercle à deux pentes". Il est assez rare que le nom du défunt y soit inscrit '; deux fois, le couvercle porte son image*. Le coffret renferme seulement des os calcinés. Mais, fréquemment, il est accompagné d'une jarre, renflée en bas comme un sac, que remplissent des cen-

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