‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 499 sur 553 · Voir supra, p · texte numérisé non relu

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LES PRATIQIES FUNEHAIUES. 451

(ires, des esquilles d'os, de petits morceaux de charbon ' : quand le feu avait accompli son œuvre, on tamisait ce qui restait du mort, puis ou versait dans le colTret les ossements retenus par leur ji^rosseur au-dessus des mailles ou des trous, dans la jarre les cendres et les menus drbris qui s'étaient fravé passa^'e. Des colîrets analogues, peu nombreux, ont été trouvés ailleurs : à Ilenchir Béni Nafa, Tunis-, Zaj^houane% CoUo. Clouraya, (^onslantine, Pantelleria\ Cagliari^.

On employait aussi comme ossuaires des caisses en bois®, dont la pluj)art ont dû pourrir et ne laisser aucune trace. Des caisses en plomb, recueillies hors de Carthage', ne paraissent pas antérieures au ii" siècle. On se servait d'urnes en terre cuite. Il y en a à Sainte-Monique*, àl'Odéon'', à Byrsa'" (où elles sont |)arfois décorées de peintures sommaires). Ces vasesossuaires se rencontrent souvent dans les cimetières phéniciens de la Méditerranée occidentale '^ Ceux que contiennent les caveaux d'IIadrumète sont fermés par un bouchon en {)làtre '- ; bon Uitmlue d'entre eux olTrent une lnscri[»li()ii, jx'inte en noir avec un roseau, ou, plus rarement, tracée au charbon '^ Ces petits textes.'*, difliciles à déchiffrer, débutent d'ordinaire par

1. Delattre, C. r. Acad. Inscr., 1898, p. 621 ; IS'.I'.I, p. 'Jo; l'JUU, p. 87 et i'JI ; lUUj, p. 127. .Merlin et Drappicr, Ard el-Kheraïb, p. 7.

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