‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 502 sur 553 · Voir les références données au t. Il, p. I3'.J · texte numérisé non relu

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un ou deux mots qui signifient probablement « ossements », « urne à ossements »; puis vient le nom du mort, suivi d'indications généalogiques; enfin quelque formule qu'on ne comprend pas. L'écriture est intermédiaire entre l'alphabet punique et l'alphabet néopunique, ou est franchement néopunique. Les hypogées de Sousse qui ont livré ces ossuaires doivent appartenir, en général, au ii* siècle ou à la première moitié du siècle suivante

A Cartilage, sur la colline de Saint-Louis et au cimetière de l'Odéon, des os calcinés étaient simplement déposés, sans récipient, soit dans un trou creusé en terre, soit dans quelque caveau-; à Lemta^ à Mahdia*, ils formaient parfois un tas sur une banquette ^ Peut-être ces dépôts avaient-ils été enveloppés d'un linge ®.

Dans certaines sépultures de type phénicien, en Tunisie et en Algérie, nous constatons des pratiques funéraires que l'on constate aussi dans des tombeaux en pierres sèches, bâtis par des autochtones'', et déjà même dans des grottes de l'âge de la pierre*. Ces sépultures doivent donc être attribuées soit à des indigènes qui avaient partiellement adopté les mœurs phéniciennes, soit à une population de sang mêlé".

A Lemta'" et à Thapsus'S des morts ont été couchés sur le flanc, les bras et les jambes repliés ^^, à l'intérieur de petites

1 . Ph. Berger, Rev. archéoL, 1889, II, p. 224. Ce que confirme le mobilier des lombes.

2. Delattre, Tombeaux pun., p. 08. Gauckler, Nécrop., p. 41G, 518. Dans une chambre de Sainte-Monique, une cavité rectangulaire, pratiquée au foud, servait de récipient : Delattre, C. r. Acad. Inscr., 11)00, p. 87.

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