Voir p. 25, n. G, une hypothèse à ce sujet
LES PRATIOUES FUNÉRAIRES. 457
nom paternel, d'une irt'néaloji^ie. L'indication « Tombeau (lt> \ » ' niartiuo lU'ltcmtMit que certains vases faisaient partie d'un mobilier constitu»'* exprès pour \r mort-. Une tiole et une cruche, munies <le titres de propriét»'. étaient, nous ignorons pourquoi, remplies, l'une de coquillages concassés \ l'autre de charlton de bois*. D'ordinaire, les poteries sont celles dont on se servait pour y mettre des mets et des boissons.
.\ux vii'-v"" siècles, ces vases n'étaient pas choisis au hasard. Chaque mort recevait une jarre, un pot et deux aiguières*. Tel était, avec la lampe et sa soucoupe, le fond du mobilier, auquel pouvaient être jointes d'autres céramiques, de fabrication locale ou étrangère. Plus tard, on se dispensa d'appliquer une règle aussi stricte. Ce sont, semble-t-il, des préférences personnelles qui déterminent le choix et le nombre des poteries déposées dans les tombes des iv''-ii' siècles; du reste, là où les morts sont nombreux, il est diflicile ou impossible de discerner ce qui appartient à chacun d'eux. Cette vaisselle funéraire comprenait aussi des œufs d'autruche, ti-ansformés en récipients, et des objets métalliques, surtout des aiguières de bron/e.
Fresque toujours, elle paraît avoir été laissée vide : elle n'avait j)lus qu'une valeur symbolique. Cependant, à Carthage, on a trouvé, au fond de quelques jarres, un dépôt qui était le
1. f<i'-p.. II, ."(17. ~}~)'.i. AilIfMirs, le nom est suivi de quelques lettres, auxquelles on a voulu attribuiT le sens de . mort » : Herfrer, \f. Lavig., I, p. G(i-t)7; Réf)., I, ir» et 16.
2. Une jarre porte peut-tHre deux noms de divinités : Rép., Il, !)()'.) (couf. supra, p. 251, n. 7; p. '.VU, n. ti). Pour l'insiription d'une aulre jarre (Rép., 11, 912). Herp'r laisse le choix enlre deux traductions : « Ku souvenir éternel! », et • \ Zikro, le docteur » ; d"ou l'un pourra conclure (|ue ces textes sont d'une interprétation diriicile.
a. C. r. Acad. Iriser., 1".)0."), p. :}2.") et lip. à la p. 324; R^p., II. ,>")9.
4. Hestes du hùcher sur lecjuel le mort avait été hrùlé? désinfectanl (conf. Merlin et Drappirr, Ard d-Kheraïh, p. (i, n. Kl)? l'our l'iuscriplion, voir M. I.ai'ii/., I. p. r.S-69, pi. VIII. fltr. 2!): /^'/J.. 1. I(».
."). Voir p. t)il. Ollr Uxilr du mobilier ne se constate pas encore dans les tombes que (iauckler (p. 504) regarde comme les plus anciennes.
résidu d'un liquide'; dans une autre, des écorces d'amande^; sur le sol d'une chambre, le squelette d'un oiseau ^ Des urnes, fermées par un bouchon d'argile, avaient dû contenir un liquide* A Sousse^ à Mahdia% à El Alla', à Gouraya% des os de moutons, de volatiles, des arêtes de poissons, de vagues débris organiques étaient restés dans des vases. Des corbeilles, placées sur des couvercles de sarcophages en marbre, au cimetière de Sainte-Monique, avaient renfermé des fruits'. Ailleurs, c'étaient des fruits et des gâteaux imités en terre cuite'", des moules à pâtisserie".
On rencontre à peu près partout des lampes. Jusqu'à une époque assez voisine de la destruction de Carthage, elles étaient munies d'une mèche et allumées dans la tombe '*. Les brùleparfums ne font pas défaut. Les objets de toilette abondent : des miroirs; des fioles en terre cuite, en verre, en albâtre, pour les huiles odorantes; des boites en os, en plomb, des coquilles doubles, pour les onguents et le fard; etc. Des coffrets en bois, plaqués d'ivoire, rehaussés d'ornements métalliques, pouvaient contenir l'attirail nécessaire aux travaux domestiques ou à la parure des femmes. On a vu que les armes sont rares. Nous ne reviendrons pas sur les bijoux : au temps des guerres
1. Delattre, Tombeaux pun., p. 53-54. Dans les tombes d'enfants des ni'-n« siècles, on recueille souvent un bol qui porte des traces de feu et qui a dû servir à faire chauiïerun liquide : Delattre, C. r. Acad. Inscr., 1898, p. 553; conf. M. Laviy.,